travail du sexe – ASSOCIATION TARDIGRADA / La Buerie Permanence Bibliothèque Taverne TOUS LES JEUDIS de 18H à 22H Thu, 07 Dec 2023 14:30:59 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.2 /wp-content/uploads/sites/11/2026/09/cropped-logo-1-32x32.jpeg travail du sexe – ASSOCIATION TARDIGRADA / 32 32 JOURNÉE DE LUTTE CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX TRAVAILLEUREUSES DU SEXE – 17 Décembre /2023/12/07/journee-de-lutte-contre-les-violences-faites-aux-travailleureuses-du-sexe-17-decembre/ Thu, 07 Dec 2023 14:30:59 +0000 /?p=2548 Lire la suite Lire la suite

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…un magnifique morceau sur une travailleuse du sexe…chanté par Chavela Vargas « MACORINA »

17 décembre – Journée mondiale de lutte contre les violences faites aux travailleur.ses du sexe

Manifestation Mercredi 14 décembre 18h – Métro Jean Jaurès – Toulouse

A l’occasion de la journée mondiale contre les violences faites aux travailleur.ses du sexe, nous dénonçons les Arrêtés Municipaux qui interdisent l’exercice de la prostitution dans certaines rues de Paris, Lyon, Toulouse, Montpellier etc.

L’espace public est interdit aux travailleur.ses du sexe sous différents prétextes comme le trouble à l’ordre public, l’atteinte à la pudeur ou l’interdiction de stationnement des camionnettes.
Il est inadmissible que les municipalités aient le pouvoir d’exclure une partie de la population considérée comme indésirable.

Cela n’est pas sans rappeler les arrêtés anti-mendicité et anti-bivouac qui relèguent les plus pauvres et les migrant.es loin de l’espace public au profit de l’embourgeoisement des centres-villes.
Ces arrêtés ont pour conséquence de repousser les travailleur.ses du sexe en périphérie.
Toujours plus loin des regards et des habitations, elles sont plus isolées et plus exposées aux violences. Elles font face au harcèlement policier et aux amendes à répétition qui les précarisent encore davantage.
En 2016, l’état français a choisi d’affirmer sa position abolitionniste en pénalisant non plus les travailleur.ses du sexe, mais les clients, entendant ainsi mettre fin à la répression à leur encontre, iels sont désormais considérées comme des victimes.
Le délit de racolage public a été abrogé en 2016, les Arrêtés Municipaux anti-prostitution qui criminalisent les travailleur.ses du sexe doivent être également supprimés.

A Toulouse, les Arrêtés ont été mis en place en 2014 par Jean Luc Moudenc, et sont étendus d’années en années au bon vouloir des comités de riverains et des élections.
S’ajoute à cela une forte augmentation des violences depuis la crise sanitaire et la crise économique actuelle.
Agressions avec armes, viols, harcèlement et chantage… Face à cette situation, les TDS ont peu de recours possible et ne sont pas soutenues par les institutions.
Il est difficile pour les travailleur.ses du sexe de porter plainte, peu sont reconnues victimes par la justice, il y a peu de possibilités de régularisation et de mise à l’abri en cas d’agression ou d’exploitation, bien que cela soit prévu par la loi.

Nous exigeons l’arrêt de la répression des travailleur.ses du sexe et une réelle politique de lutte contre les violences faites aux travailleur.ses du sexe

Stop les violences, stop la répression, stop la stigmatisation !

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« Ni victimes ni coupables » – Brochure de Travailleureuses Du Sexe /2022/01/22/ni-victime-ni-coupable-brochure-de-travailleureuses-du-sexe/ Sat, 22 Jan 2022 13:39:15 +0000 /?p=2267 Voilà une nouvelle parution de textes sur le travail du sexe écrit par des travailleureuses du sexe elles-même.

texte page à page: Bonne lecture!

nivictimesnicoupables

texte mis en page en brochure prête à imprimer: Bonne diffusion!

ni victimes ni coupables brochure

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17 decembre- journée mondiale contre les violences faites aux travailleur-ses du sexe /2021/12/02/17-decembre-journee-mondiale-contre-les-violences-faites-aux-travailleur-ses-du-sexe/ Thu, 02 Dec 2021 16:02:03 +0000 /?p=2251 Lire la suite Lire la suite

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17 décembre, Journée internationale de lutte contre les violences faites aux TDS & Projet Jasmine

Cette journée  est organisée depuis 2003 en mémoire des travailleur·SE.s du sexe assassinées et pour la lutte contre la stigmatisation engendrant ces violences. De nombreux rassemblements ont lieux en cette journée partout en France et dans le monde. C’est aussi la journée où l’on compte nos mort.e.s.

A l’origine, la journée à été lancée à l’instigation d’Annie Sprinkle, une travailleuse du sexe qui milite contre la stigmatisation des femmes qui exercent le travail du sexe. La première journée de lutte contre les violence faites aux travailleuses du sexe fut organisée sous l’égide de Sex workers outreach project (un réseau américain d’organisations de travailleuses du sexe), et se donnait pour objectif alors de transmettre la mémoire des victimes de Gary Ridgway, tueur en série qui avait assassiné plus de 70 femmes, pour la plupart des adolescentes fugueuses ou des travailleuses sexuelles, ciblées en sachant que leur disparition provoquerait peu de réactions. L’idée était alors que cesse l’invisibilisation des violences que subissent les TravailleurSEs du sexe.

Cette journée s’est depuis pérennisée. Elle est commémorée chaque année partout dans le monde afin de rendre visible ces violences multiples et quotidiennes que vivent les travailleurSEs du sexe et résister aux agressions et aux meurtres causés par des individus isolés comme par des systèmes politiques.

Pour prendre conscience du nombre de violences subies par les travailleurSEs du sexe, nous vous invitons à lire l’état des lieux du 17 décembre 2012 dressé par les associations communautaires ou encore le rapport qui traite des conséquences de la loi du 13 avril 2016 qui a pénalisé les clients.

Cette journée est l’occasion pour nous de mettre en lumière le Projet Jasmine qui est un programme de lutte contre les violences faites aux travailleurSEs du sexe dans leur activité créé et géré par Médecins du monde.

Jasmine est un programme de lutte contre les violences faites aux travailleur(euse)s du sexe dans leur activité.

Les travailleur(euse)s du sexe sont des victimes privilégié(e)s par les agresseurs. Ils/elles sont stigmatisé(e)s, marginalisé(e)s, par les lois répressives et la réprobation sociale entourant la prostitution. Lutter contre ces violences, c’est lutter contre le stigmate. Faire valoir ses droits est un acte militant permettant de protéger d’autres personnes. Jasmine vous soutient, vous aide et vous accompagne.

L’application permet aux travailleurSEs du sexe de connaître leurs droits et de pouvoir signaler les violences dont iels sont victimes grâce à une outilthèque précieuse. L’application liste également toutes associations communautaires qui peuvent venir en aide aux travailleurSEs du sexe fort utile pour trouver de l’aide sans jugement.

 

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Compilation musicale en soutient aux TDS: prix libre /2020/04/26/compilation-musicale-en-soutient-aux-tds-prix-libre/ Sun, 26 Apr 2020 09:43:47 +0000 /?p=2059 Lire la suite Lire la suite

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https://pandemoscompil.bandcamp.com/releases

Cette compilation, à prix libre, répond au lancement d’une cagnotte organisée par le STRASS afin d’apporter une aide ponctuelle pour subvenir aux besoins primordiaux de l’ensemble des travailleur.euses du sexe.
Détail de la cagnotte : strass-syndicat.org/actualite/face-au-covid19-les-travailleurses-du-sexe-organisent-la-solidarite-et-ont-besoin-de-votre-soutien/

Meufs, gouines, personnes trans et/ou racisées se sont rassemblé.e.s à travers cette compilation pour répondre à cet appel. À travers ces projets musicaux, il y a des personnes, des expressions, des idées, des luttes. Nous sommes conscient.e.s de la précarité par laquelle sont touché.e.s les TDS en temps de pandémie car le confinement n’est pas le même pour tou.te.s.

La compilation est dédiée à Zelda Weinen : militante, rappeuse, travailleuse du sexe, artiste performeuse et photographe qui nous a quitté.e.s en Décembre 2019. Nous pensons à elle ainsi qu’à toutes les œuvres percutantes qu’elle a créées, les messages qui en découlent, qu’elle s’efforçait de faire véhiculer ainsi que tous les combats qu’elle a menés. Une pensée pour ses proches…

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APPEL À PARTICIPATION Manif virtuelle – Les travailleur·se·s du sexe n’ont pas fini d’en découdre avec la loi de pénalisation des clients. /2020/04/08/appel-a-participation-manif-virtuelle-jusquau-13-avril-les-travailleur%c2%b7se%c2%b7s-du-sexe-nont-pas-fini-den-decoudre-avec-la-loi-de-penalisation-des-clients/ Wed, 08 Apr 2020 07:30:34 +0000 /?p=2003 Lire la suite Lire la suite

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Les travailleur·se·s du sexe n’ont pas fini d’en découdre avec la loi de pénalisation des clients.
4 ans déjà que nous en subissons ses conséquences. 4 ans que nous avertissons des dangers que nous encourons, que nous comptons nos mortes, que nous subissons des agressions croissantes et que nous hurlons sans être écouté·e·s.

Depuis les luttes de Saint-Nizier en 1972, nous avons souvent pris la rue, les pancartes et les banderoles pour manifester dans la fierté comme dans la colère. Mais depuis 23 jours, nous n’avons plus accès ni aux trottoirs, ni à la rue.

Qu’à cela ne tienne : investissons le Web ! Tentons une expérience nouvelle, montrons encore une fois que les travailleur·se·s du sexe savent innover, s’adapter et surprendre. Pendant les 5 prochains jours, rassemblons-nous avec nos proches, nos ami·e·s et nos allié·e·s autour d’un thème commun, en exploitant les codes des réseaux sociaux.

manif virtuelle – mode d’emploi:

version fr:4ansloiprostitution FR

version en:4ansloiprostitution ENG

 

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Rapport communautaire d’impact de la loi suédoise de 1999 sur l’achat de services sexuels:
le pdf à télécharger:
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Soutien aux plus précaires – Relance de l’appel à don de Cabiria /2020/04/07/soutien-aux-plus-precaires-relance-de-lappel-a-don-de-cabiria/ Tue, 07 Apr 2020 07:18:52 +0000 /?p=1951 Lire la suite Lire la suite

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Cabiria a repris ses tournées dans la région lyonnaise, la situation des Travailleuses Du Sexe est catastrophique, je me permets de relancer l’appel aux dons de l’association Cabiria,

L’argent récolté sera distribué aux personnes qui n’€™ont accés à  aucune aide sociale, en raison de leur situation administrative ou des mesures de confinement.

Si vous pouvez faire tourner, merci !

 

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Devant la précarisation que rencontrent les travailleuses du sexe en cette période de crise sanitaire et de confinement, les difficultés sont immenses, notamment pour les plus isolées.

Cabiria a repris ses tournées auprés des TdS confinées dans leur camionnette aux bords des routes de campagne, ainsi que pour toutes celles et ceux impacté.e.s par la crise actuelle. Nous leur apportons des informations sur le Covid, des colis ou une aide financière afin qu’elles puissent se nourrir, ainsi qu’un soutien et une présence indispensables.

Sans votre soutien, nous ne pourrions maintenir ces actions. Tout geste de solidarité, même minime, est essentiel.

Faire un don

Si vous payez des impôts, vous pouvez déduire 66% du montant de votre don.
Ainsi un don de 50e ne vous coutera que 17e.
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Rhone-Alpes: Soutien aux travailleur·se·s du sexe touché·e·s par l’épidémie de coronavirus et par les mesures de confinement /2020/03/20/rhone-alpes-soutien-aux-travailleur%c2%b7se%c2%b7s-du-sexe-touche%c2%b7e%c2%b7s-par-lepidemie-de-coronavirus-et-par-les-mesures/ Fri, 20 Mar 2020 08:07:07 +0000 /?p=1907 L’épidémie de coronavirus et les mesures de confinement que nous
connaissons actuellement impactent l’ensemble de nos sociétés. Leurs
impacts sont d’autant plus forts pour les personnes déjà isolées et
précarisées. Dans ce contexte, la situation des travailleur·se·s du sexe
est particulièrement difficile et notre solidarité s’avère
indispensable.

Le travail sexuel est pratiqué pour des raisons et dans des conditions
diverses. Mais les travailleur·se·s du sexe ont en commun d’exercer une
activité fortement stigmatisée (les désignant comme victimes et/ou comme
coupables) et réprimée (qui les expose notamment à des contrôles
policiers quotidiens, des amendes répétées et des mises en fourrières
leurs véhicules…).

Par ailleurs, le travail sexuel est exercé notamment par des personnes
migrantes et précaires, par des femmes, des trans et des gays. Les
politiques actuelles de contrôles croissants de l’immigration, de
restrictions d’accès aux soins, de réduction des places d’hébergement…
Dans ces conditions, les travailleur·se·s du sexe sont déjà
précarisé·e·s et vulnérabilisé·e·s.

Comme beaucoup d’autres, leurs revenus sont suspendus par les mesures de
confinement. Mais à la différence des « travailleurs indépendants », le
travail sexuel n’étant pas reconnu comme activité professionnelle, les
travailleur·se·s du sexe seront exclu·e·s de l’indemnité forfaitaire
annoncée par le gouvernement. Notre solidarité s’avère indispensable
pour traverser ensemble cette période de crise.

L’argent récolté permettra une solidarité concrète et immédiate avec les
travailleur·se·s du sexe de l’agglomération lyonnaise. L’association
Cabiria propose habituellement des Aides à la vie quotidienne (AVQ) aux
travailleur·se·s du sexe connaissant des difficultés matérielles
ponctuelles. Grâce à votre soutien, ces aides permettront de pallier au
moins en partie l’impossibilité de travailler et l’absence de revenus.
Les AVQ seront versées en priorité aux personnes qui n’ont accès à
aucune aide sociale, en raison de leur situation administrative ou des
mesures de confinement.

Cabiria est une association de santé communautaire pour et avec les
travailleur·se·s du sexe. Elle organise un accueil inconditionnel dans
son local, des tournées de prévention sur les lieux de prostitution et
des accompagnements auprès des services médico-sociaux. Elle vise ainsi
à favoriser l’accès aux soins et aux droits dans une approche de santé
globale, entendue comme un état de complet bien-être déterminé par des
facteurs sociaux, économiques et politiques.

Pour participer : la page de l’appel à don
(https://www.helloasso.com/associations/association-cabiria/formulaires/1/widget)

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Toulouse: Soutien d’urgence aux Travailleuses Du Sexe précaires /2020/03/17/soutien-durgence-aux-travailleuses-du-sexe-precaires/ Tue, 17 Mar 2020 16:55:37 +0000 /?p=1876 Lire la suite Lire la suite

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https://www.lepotcommun.fr/pot/zdsrw59n

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Coucou, J’sais pas si t’a remarqué mais pour bosser ces prochains jours, ça va être technique. En attendant que les loyers, les factures et autres prix de la nourriture soient annulés, les travailleurs.euses du sexe sont bien dans l’embarras. ❤ Les strip clubs ferment, les clients annulent, et demander de la solidarité individuellement quand on ose pas dire ce que l’on fait comme métier est rarement envisageable. ❤ Je rassemble donc içi des fonds pour toustes les collègues en galère. ❤ Ce sera redistribué au plus vite et en fonction des impératifs (les personnes avec des enfants à charge ou très précaires en premier). ❤ Tout fond supplémentaire sera reversé au FAST. ❤ Anticapitalisme, tendresse et bisous de loin.
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Frisse, organisme de formation propose /2019/08/11/frisse-organisme-de-formation-propose/ Sun, 11 Aug 2019 18:25:59 +0000 /?p=1736 Lire la suite Lire la suite

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Frisse, organisme de formation, propose au second semestre 2019 :

Deux sessions de formation :

« Santé sexuelle et transidentité », Lyon, 16, 23 et 30 septembre 2019. Inscriptions via : https://framaforms.org/inscription-formation-sante-sexuelle-et-transidentites-septembre-2019-1547035467
« Approche genrée de la promotion de la santé sexuelle », Lyon 14, 15, 16 octobre 2019. Inscription via : https://framaforms.org/inscription-formation-approche-genree-dans-la-promotion-de-la-sante-sexuelle-14-15-16-octobre-2019
Une journée de partage d’expériences, « Les stéréotypes de la virilité et le Chemxex, quel rapport ? » Lyon, le 25 septembre 2019. Inscriptions via : https://framaforms.org/saison-2-les-stereotypes-de-la-virilite-et-le-chemsex-quel-rapport-1557830996 .
Les inscriptions à titre professionnel font d’objet de conventions et peuvent être prises en charge par les OPCA.
Le montant des inscriptions à titre individuel est modulable en fonction des possibilités de chacun·e·s.
Association Frisse
04 78 30 74 48
06 11 71 54 00
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« Non, l’exercice du travail sexuel n’est pas en soi une violence » /2019/03/11/non-lexercice-du-travail-sexuel-nest-pas-en-soi-une-violence/ Mon, 11 Mar 2019 09:57:15 +0000 /?p=1636 Lire la suite Lire la suite

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article trouvé dans https://zamdatala.net/

 

Dans une tribune parue dans Le Monde du 9 janvier et intitulée « Loi sur la prostitution : “Dépénaliser serait une catastrophe” », des médecins abolitionnistes se croient experts de nos vies, en particulier « sexuelles et relationnelles », qu’ils ne connaissent manifestement pas. Très préoccupés par l’état de nos bouches, vagins et rectums, ils nous qualifient de « personnes achetées ».

Ils rapportent également les propos d’un gynécologue tirés d’un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), faisant état de nos « vulves déformées » et de nos « vagins cicatriciels », amalgamant des cas de violences extrêmes avec l’ensemble des travailleuses du sexe, comme si une activité sexuelle régulière pouvait détruire nos appareils génitaux. Cela prêterait à rire, si ce n’était pas autant pris au sérieux.

Nous leur répondons : arrêtez d’instrumentaliser nos souffrances supposées, réelles ou imaginaires ; arrêtez d’utiliser vos positions d’autorité pour nous stigmatiser et tirer des généralités. Nos bouches, vagins et rectums, pénétrés ou non, ne vous appartiennent pas. Et l’outrance de vos propos devrait vous faire perdre tout crédit.

Pas de preuves scientifiques

Toutes les instances sanitaires nationales et internationales (OMS, Onusida, The Lancet), toutes les associations œuvrant pour la santé (Médecins du monde, Aides, Planning familial) recommandent la décriminalisation du travail sexuel. C’est pour cette raison qu’un petit groupe de médecins prohibitionnistes, dont environ la moitié travaillent avec des organisations antiprostitution, est appelé à la rescousse contre toutes les preuves scientifiques.

Arrêtez d’instrumentaliser nos souffrances supposées, réelles ou imaginaires ; arrêtez d’utiliser vos positions d’autorité pour nous stigmatiser et tirer des généralités

Ils s’appuient sur un extrait des rapports de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) ou de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sans tenir compte de leur totalité. Alors, citons-les pour rétablir les faits. Dans sa synthèse, l’IGAS ne parle pas d’une « diversité et gravité des problèmes liés à la prostitution » mais de « diverses pathologies qui ne sont pas nécessairement imputables directement à l’exercice de la prostitution », ou encore de risques d’« une acuité très variable selon les modes et les conditions d’exercice, et selon le profil des personnes ». L’OMS ne dit pas que « dépénaliser la prostitution serait une catastrophe », mais que « tous les pays devraient s’attacher à dépénaliser le travail du sexe ».

Ils osent écrire que rien ne permet en 2019 d’affirmer l’existence d’une augmentation des violences suite à la pénalisation des clients, malgré les meurtres de nos collègues, malgré nos témoignages nombreux, les signalements en hausse auprès des associations, ou encore l’étude d’évaluation de la loi publiée en avril 2018. Comment ces gens habituellement si prompts à instrumentaliser les violences que nous vivons préfèrent soudainement nier celles que nous subissons à cause de la loi ?

Pas contraire à notre dignité humaine

Non, l’exercice du travail sexuel n’est pas en soi une violence. Ce sont les conditions dans lesquelles nous l’exerçons qui le rendent dangereux, et c’est précisément pourquoi la pénalisation des clients nous y expose davantage. Non, l’exercice du travail sexuel n’est pas contraire à notre dignité humaine. Ce sont les lois prohibitionnistes, les discriminations, la diffamation et la stigmatisation que nous subissons qui sont indignes.

Non, notre espérance de vie n’est pas seulement de 40 ans, comme cela est affirmé sans preuve. Il suffit de lire le rapport de la Haute Autorité de santé concernant notre population pour s’en convaincre ou juste de nous écouter. Nous ne souffrons pas d’une plus mauvaise santé que le reste de la population, hormis une exposition aux agressions plus fréquente due au fait que nous devons nous cacher pour exercer.

L’usage de drogues n’est pas plus important chez les travailleuses du sexe que dans le reste de la population générale, excepté pour le tabac et le cannabis, comme le rapporte cette étude, pour lesquels notre surconsommation est comparable à celle des chômeurs et des travailleurs pauvres. Car, oui, cette activité permet aux plus vulnérables d’entre nous de vivre et d’accéder à une autonomie économique.

Peur des stigmatisations médicales

Par ailleurs, nous attirons l’attention du corps médical, et notamment du secteur gynécologique, de la peur systématique que nous avons à dire nos activités à nos médecins, ainsi que sur les maltraitances que nous subissons dès lors que les soignants savent que nous sommes travailleuses sexuelles. Cela nous pousse à délaisser notre santé par peur des stigmatisations médicales à notre encontre.

Non, l’exercice du travail sexuel n’est pas contraire à notre dignité humaine. Ce sont les lois prohibitionnistes, les discriminations, la diffamation et la stigmatisation qui sont indignes

Le procédé mis en place dans la tribune à laquelle nous répondons est choquant : ses auteurs usent de leur autorité médicale pour affirmer que « 80 % à 95 % d’entre nous auraient été victimes de viol dans l’enfance ». Là encore, ces chiffres ne reposent sur aucune étude scientifique et sont malhonnêtes, car de quoi s’agit-il, sinon d’invalider nos discours au prétexte que nous ne serions que des victimes incapables de discernement et d’analyse ?

Rappelons ce que le mouvement #metoo a permis de faire émerger au grand jour : les abus sexuels sont massifs et structurels. Ils touchent la population en général, travailleuse du sexe ou non. Ce que cela révèle est bien que l’ensemble de notre société est affecté par le sexisme, et cette réalité concerne toutes les femmes.

Que nous ayons été violées ou non ne change rien au fait que personne ne peut nier notre capacité à prendre des décisions en tant qu’adultes, dont celle d’exercer notre métier, quels que soient nos sentiments, positifs ou négatifs, quant à son exercice. Combattre le sexisme et les violences ne pourra se faire sans les travailleuses du sexe, ni à leur détriment, car aucun féminisme ni aucune éducation à l’égalité ne pourront se faire en piétinant les droits humains fondamentaux de certaines catégories de femmes. Quand bien même travailleraient-elles avec leurs organes génitaux.

Tribune collective de 130 travailleuses et travailleurs du sexe, prostitué(e)s, escorts en activité ou retraité(e)s

Parmi les premiers signataires (les présentations souhaitées par les personnes concernées sont respectées) : Marianne Chargois (travailleuse du sexe depuis quinze ans), Samantha Avrillaud (prostituée au bois de Vincennes), Carole Ben Amar (prostituée au bois de Vincennes), Fathy Ben Soussan (prostituée au bois de Vincennes), Christine Lyon (travailleuse du sexe depuis trente ans, 53 ans), Giovanna Rincon (trans-féministe-séropo et travailleuse du sexe), Isabelle Rouget (prostituée au bois de Vincennes), Thierry Schaffauser (travailleur du sexe), Sonia Verstappen (travailleuse du sexe, trente-six années d’activité).

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