nouvelles lois – ASSOCIATION TARDIGRADA / La Buerie Permanence Bibliothèque Taverne TOUS LES JEUDIS de 18H à 22H Tue, 03 Sep 2024 11:54:59 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.2 /wp-content/uploads/sites/11/2026/09/cropped-logo-1-32x32.jpeg nouvelles lois – ASSOCIATION TARDIGRADA / 32 32 LIBERTÉS PUBLIQUES – Police, justice : qui peut accéder aux messageries privées ? /2024/09/03/libertes-publiques-police-justice-qui-peut-acceder-aux-messageries-privees/ Tue, 03 Sep 2024 11:54:59 +0000 /?p=2736 Lire la suite Lire la suite

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LIBERTÉS PUBLIQUES – Police, justice : qui peut accéder aux messageries privées ?
Jérôme Hourdeaux – 2 septembre 2024 – Médiapart – article complet
Mediapart fait le point sur le droit applicable en matière d’accès judiciaire aux données de connexion ou aux communications échangées via des services tels que Telegram.

S i Pavel Durov, le patron de Telegram, est visé par une douzaine de charges, un élément semble avoir été déterminant dans la décision de la justice française de l’interpeller et de le mettre en examen : « La quasi
totale absence de réponse de Telegram aux réquisitions judiciaires », soulignée en gras dans le communiqué du parquet de Paris diffusé mercredi 28 août.

Comme l’a révélé le site Politico, le refus de la société d’identifier un pédocriminel ayant fait des aveux à des enquêteurs sous couverture semble avoir été déterminant. Mais le problème est plus global. Comme le
rapporte Libération, « la gendarmerie nationale a signalé à elle seule 2 460 procédures, entre 2013 et 2024, dans lesquelles des réquisitions envoyées à Telegram sont restées sans suite ».

Plusieurs voix, comme celle du lanceur d’alerte Edward Snowden, se sont élevées pour s’inquiéter de cette procédure inédite qui menacerait le droit à échanger de manière sécurisée. L’arrestation de Pavel Durov
intervient en effet dans le contexte d’une pression croissante exercée sur les opérateurs pour les contraindre à mieux contrôler les contenus de leurs utilisateurs, quitte à s’attaquer aux outils de chiffrement.
Les enquêteurs ne sont pourtant pas sans moyens. Plusieurs outils sont en effet à leur disposition en matière judiciaire, encadrés par des procédures visant à garantir la vie privée des citoyens. Mediapart a interrogé
deux juristes pour faire le point sur le cadre juridique en vigueur.

L’accès aux données de connexion

Le premier niveau d’intrusion est l’accès aux données de connexion. À l’instar des fameuses « fadettes » en matière téléphonique, elles sont constituées de l’ensemble des données techniques produites par un
échange de messages. Elles peuvent comprendre les adresses IP, permettant de localiser les lieux de connexion, éventuellement la géolocalisation, les numéros de téléphone, la durée des appels ou longueur des messages, éventuellement leur objet…

« Cela ne donne pas accès au contenu des messages, précise Jérôme Bossan, maître de conférences à l’université de Poitiers, spécialisé en cybercriminalité, mais le croisement de l’ensemble des données de connexion
peut entraîner une atteinte parfois très importante à la vie privée. »

La législation française impose à l’ensemble des opérateurs de services de conserver les données de connexion. « Il peut y avoir des réquisitions dès l’enquête et de manière assez simple, poursuit Jérôme Bossan. Elles
peuvent par exemple être demandées par un officier de police en cas de flagrance. Dans le cadre d’une enquête préliminaire, il faudra l’autorisation du procureur, et dans le cadre d’une instruction, celle du juge d’instruction. »

Comment la France contourne le droit européen

En rendant, le 8 avril 2014, son arrêt « Digital Rights », la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a créé un séisme juridique qui, dix ans plus tard, secoue encore le droit français. Dans cette décision historique, la cour a en effet estimé que les obligations de conservation générale et indifférenciée de données de connexion constituent « une ingérence » dans les droits fondamentaux « d’une vaste ampleur et d’une gravité particulière dans l’ordre juridique de l’Union ».

L’arrêt « Digital Rights » a ouvert la voie à une série de décisions visant les législations nationales imposant aux opérateurs une conservation des données de connexion, dont la France, où un grand nombre d’enquêtes reposent sur l’accès aux données de connexion, notamment en matière de stupéfiants. Le Conseil d’État s’est prononcé sur l’application de la jurisprudence de la CJUE en droit français dans un arrêt rendu le 21 avril 2021, qui n’a fait que contourner le problème. En effet, le juge administratif suprême français y reconnaît bien la primauté du droit européen et a ordonné au gouvernement d’abroger l’obligation de conservation des
données de connexion.

Mais, dans le même temps, le Conseil d’État a estimé qu’il existe des circonstances exceptionnelles liées « à la sécurité nationale et à la lutte contre la criminalité » permettant d’écarter, temporairement, le droit européen. Depuis, il suffit au gouvernement de prendre, chaque année, un très bref décret « portant injonction au regard de la menace grave et actuelle contre la sécurité nationale de conservation pour une durée d’un an de certaines catégories de données de connexion », dont le dernier a été publié au Journal officiel le 10 octobre 2023.

Depuis 2021, et en réponse à un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne, plusieurs textes et décisions de justice ont précisé les conditions d’accès aux données de connexion, comme la loi sur la prévention du terrorisme et le renseignement du 30 juillet 2021, qui a fixé des durées de conservation différenciées pouvant aller de une à cinq années en fonction de la nature de la donnée et de la finalité
poursuivie. Une loi du 2 mars 2022 a également précisé la procédure de réquisition des données de connexion dans le cadre d’une enquête pénale.
Du côté de la Cour de cassation, quatre décisions rendues le 12 juillet 2022 ont précisé les conditions dans lesquelles les procureurs pouvaient accéder aux données de connexion. Et au mois de février 2024, un nouvel arrêt a imposé l’intervention d’une autorité administrative indépendante, et non plus seulement du parquet, pour autoriser la localisation en temps réel des téléphones.

L’interception des communications

Les enquêteurs ont ensuite la possibilité de demander aux opérateurs l’accès aux contenus des messages. « Les interceptions de correspondances sont autorisées dans le cadre de l’instruction préparatoire ou durant l’enquête judiciaire mais uniquement pour la délinquance et la criminalité organisées, précise Jérôme Bossan. Et la jurisprudence reconnaît depuis 2015 que l’interception des correspondances peut viser les messageries instantanées. »

«Une deuxième technique se développe, ajoute le juriste, l’accès à distance aux données de correspondances stockées dans un appareil. Dans ce cas, on n’accède plus aux échanges à venir, mais également à ceux passés, stockés dans l’ordinateur ou le téléphone. L’atteinte à la vie privée est donc encore plus grande. C’est une technique qui est réservée aux crimes et elle doit être autorisée par le juge des libertés et de la détention.»

Le problème de la nationalité de l’opérateur

« L’État français n’a pas le pouvoir de contraindre un opérateur étranger à donner des informations, explique encore Jérôme Bossan. Dans ce cas, il faudra donc passer par des demandes de coopération internationale. »

Or cette coopération n’est pas toujours évidente. « Les enquêteurs se plaignent souvent car l’une des choses auxquelles les opérateurs tiennent, c’est aux intérêts de leurs usagers, poursuit-il. Je n’ai pas connaissance de chiffres exacts sur le sujet. Mais j’ai entendu que la coopération est difficile, principalement en matière de diffamation ou d’injure. Pour des infractions relevant du terrorisme ou de la pédocriminalité, ces sociétés se sont beaucoup fait taper sur les doigts au fil des années. Désormais, elles collaborent plus, même elles semblent investir plus dans la modération interne. »

Les enquêteurs face au chiffrement

Cela fait de nombreuses années que certains responsables politiques, policiers ou magistrats s’alarment du chiffrement croissant des appareils numériques et des communications. Dès 2015, trois magistrats (un Américain, un Espagnol et le Français François Molins, alors procureur de Paris) et le préfet de police de Londres (Royaume-Uni) avaient publié dans le New York Times une tribune au retentissement mondial
affirmant : « Au nom des victimes de crimes dans le monde entier, nous nous demandons si le chiffrement vaut vraiment ce coût. »

Dans le cas des messageries sécurisées, le chiffrement dit « de bout en bout » assure les utilisateurs qu’eux seuls pourront déchiffrer le message. « Or, le prestataire n’a que l’obligation de donner les informations en sa
possession. Il ne peut pas livrer celles qu’il n’a pas », souligne Estelle De Marco, juriste spécialisée en droit pénal et droit du numérique.

Régulièrement, des voix s’élèvent pour demander un affaiblissement des technologies de chiffrement à la disposition des utilisateurs et utilisatrices, par exemple en imposant aux fournisseurs d’installer des « back
doors », des « portes dérobées », dans leurs logiciels ou de fournir les clefs de chiffrement à la police. Des solutions qui auraient pour conséquence de fragiliser la sécurité de l’ensemble des utilisateurs.

« La Cour européenne des droits de l’homme a réaffirmé encore récemment qu’il ne fallait pas toucher au chiffrement, car il s’agirait d’une atteinte disproportionnée à la vie privée, rappelle Estelle De Marco. En France, l’Anssi[Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information – ndlr]partage cet avis et estime qu’affaiblir le chiffrement impacterait l’ensemble des communications, celles des criminels comme celles des autres citoyens.»

« Il existe un projet de règlement européen appelé “Chat control” actuellement bloqué mais qui inquiète beaucoup, reprend Jérôme Bossan. Il vise en effet à imposer aux opérateurs d’analyser les messages  automatiquement pour détecter les contenus pédophiles, ce qui impliquerait de casser le chiffrement. C’est une bonne illustration de la tension existant entre la nécessité de lutter contre certaines criminalités et celle de protéger la vie privée. »

L’obligation de donner ses clés de chiffrement et le code de son smartphone

Si les enquêteurs sont parvenus à mettre la main sur le propriétaire des données chiffrées, ils peuvent exiger de lui son code de déchiffrement. L’article 434-15-2 du Code pénal punit en effet de trois ans  d’emprisonnement et de 270 000 euros d’amende le fait de refuser de donner la clé de déchiffrement d’un logiciel susceptible d’avoir été utilisé pour commettre une infraction.
Longtemps, la justice française a hésité sur le point de savoir si cette obligation incluait le code de déverrouillage de smartphones.

Dans un arrêt rendu le 7 novembre 2023, la Cour de cassation a finalement mis fin à plusieurs années de divergences entre juridictions en affirmant qu’une personne interpellée avait bien l’obligation de fournir aux policiers le code de son téléphone.
Pour Estelle De Marco, le débat juridique n’est cependant pas totalement clos. « Il ne faut pas s’arrêter à la loi française, rappelle-t-elle. Il reste encore les juridictions européennes et certains considèrent que cette mesure reste problématique. Tout d’abord, on accède à l’ensemble des données personnelles de l’appareil alors qu’une partie seulement intéresse les enquêteurs. Ensuite, le fait de permettre le déverrouillage de son propre téléphone peut relever d’une obligation d’auto-incrimination, ce qui est normalement interdit. »


Les enquêteurs ne sont pourtant pas totalement démunis face au chiffrement. Lorsqu’ils mettent la main sur un contenu chiffré, ils disposent d’experts qui pourront tenter de forcer l’accès à celui-ci, regroupés au sein de
l’Office anti-cybercriminalité (Ofac) pour les policiers et le Commandement de la gendarmerie dans le cyberespace (ComCyberGend) pour les gendarmes.
Les techniques spéciales d’enquête
Le terme « techniques spéciales d’enquête » a été introduit dans le Code pénal par la loi de programmation et de réforme pour la justice du 23 mars 2019, qui autorise les enquêteurs à y avoir recours en matière de délinquance et de criminalité organisées.
Il s’agit des techniques les plus intrusives, comparables à celles à la disposition des services de renseignement. « Il y a l’accès à distance aux données stockées, la sonorisation, la captation d’images, de données informatiques, l’installation de “keyloggers” qui permettent de voir tout ce que vous faites sur votre appareil… et d’une manière générale, n’importe quel programme, logiciel ou moyen protégé par la défense nationale, détaille Jérôme Bossan. Ce sont des techniques qui relèvent d’une certaine forme de piratage informatique, mais autorisé par la loi dans un contexte particulier et un régime particulier. »

Enfin, les services de renseignement disposent de pouvoirs encore plus larges. La loi sur le renseignement du 24 juillet 2015 a fixé sept finalités autorisant le recours aux outils les plus intrusifs. Celles-ci visent à
protéger « l’indépendance de la nation », « les intérêts économiques » de la France, à prévenir le terrorisme ou encore la criminalité organisée. « Ce sont des formules extrêmement larges qui peuvent être utilisées par exemple contre des militants écologistes, comme on a déjà pu le voir », souligne Estelle De Marco.

De plus, l’activité des services de renseignement est contrôlée non pas par un magistrat judiciaire, mais par une autorité administrative, la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNTCR).
En plus des techniques spéciales d’enquête et des divers outils de piratage et d’intrusion, les services de renseignement peuvent demander un accès direct aux données de connexion détenues par les opérateurs. Cet
accès peut même se faire en temps réel dans le cadre de la prévention du terrorisme. Ils peuvent également analyser les données de connexion transitant sur Internet en y installant les fameuses « boîtes noires ».
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Prise de parole au nom de STS* à la manif contre les lois transphobes a Strasbourg dimanche 26 mai /2024/05/27/prise-de-parole-au-nom-de-sts-a-la-manif-contre-les-lois-transphobes-a-strasbourg-dimanche-26-mai/ Mon, 27 May 2024 09:02:21 +0000 /?p=2677 Lire la suite Lire la suite

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Je prends la parole au nom de STS – *Support Transgenre Strasbourg. Cornelia Schneider

Soyons clair-e-s, cette attaque frontale et ouverte contre les droits des personnes transgenres, et contre les Droits Humains tout court, que nous vivons actuellement est une véritable déclaration de guerre, et elle ne s’arrêtera pas là : comme toujours, les fascistes commencent par s’attaquer aux catégories de personnes qu’ils ont eux-mêmes exclues, minorisées et opprimées pour ensuite s’attaquer à la société tout entière : après les transgenres mineur-e-s ce sera au tour des transgenres majeur-e-s et aux intersexes, ensuite à toutes les personnes LGBTQIA+ et queer, ensuite à toutes les femmes, sans oublier bien sûr les racisée-s, les migrant-e-s et les pauvres, et on finira dans pas longtemps là où on en était dans les années ‘40 du siècle dernier : dans un fascisme décomplexé et violent, dominé par le cis-hétéro-patriarcat sexiste, raciste et classiste.
Et ne nous faisons pas d’illusions, ce n’est pas notre gouvernement actuel qui agira contre nos ennemis, bien au contraire : par ses programmes politiques réactionnaires à répétition il encourage justement tous ces fascistes haineux à agir impunément et à vomir leur haine en continu dans tous les grands media nationaux. Compter sur ce gouvernement cynique pour nous soutenir serait une grave erreur. Mais nous avons d’autres allié-e-s.
Nous sommes aujourd’hui ici parce que nous sommes en colère et déterminé-e-s à nous battre, et surtout nous ne sommes pas seul-e-s : nous avons des allié-e-s solidaires qui luttent déjà à nos côtés, et nous en aurons encore plus. Car de plus en plus de gens comprennent que le fascisme est une gangrène qui n’épargnera personne en fin de compte, qu’il finit toujours par tout détruire sur son chemin. Les féministes intersectionnelles et les antifascistes sont déjà en train de se joindre à nous (merci à vous d’être là !), et nous devons renforcer et amplifier ce combat solidaire contre nos ennemis communs. Mais la convergence
des nos luttes ne tombe pas du ciel et ne peut pas se décréter, elle doit se construire horizontalement et dans le consensus de nos convictions pour devenir forte et durable, et chez STS nous pensons que c’est exactement ça le premier travail politique que nous devons faire maintenant.
Afin que non seulement les personnes transgenre puissent enfin vivre au lieu de juste survivre, mais aussi afin que tout ce système politique bâti sur la division, la haine et l’oppression finisse par s’écrouler : il faut que la peur change de camp. Le fascisme est totalitaire, opposons-lui notre combat révolutionnaire et notre projet d’une société différente. Nous n’avons rien à perdre et donc tout à gagner, allons-y, battons-nous ! Parlons de ça dans nos assembléesgénérales, décidons, et agissons.
Merci

 

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Appel à dons pour alarmphone! URGENT! /2024/02/23/appel-a-dons-pour-alarmphone-urgent/ Fri, 23 Feb 2024 07:04:11 +0000 /?p=2521 Lire la suite Lire la suite

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AlarmPhone a besoin de vous…

Le 11 octobre 2014, nous avons inauguré le réseau AlarmPhone, une ligne téléphonique d’urgence conçue pour assister des personnes se retrouvant en situation de détresse pendant une traversée maritime ou terrestre lors de leur parcours de migration.(https://alarmphone.org/fr/

Après 9 ans d’activité, le nombre de personnes ayant besoin d’assistance ne cesse d’augmenter et, par conséquent, nos frais téléphoniques aussi :
en 2020 : 28900EUR
en 2021 : 54800EUR
en 2022 : 143800EUR

Afin que notre situation financière n’entrave pas notre travail, nous avons décidé de lancer une campagne de dons internationale, à l’occasion de notre 9ème anniversaire.
Nous vous invitons à regarder la vidéo d’explication créée pour cette campagne :
ttps://youtu.be/UYMzhcYLUis

Chaque don peut nous aider à poursuivre notre mission et continuer de répondre au téléphone.
https://www.helloasso.com/associations/alarmphone-solidarite/

ou via PayPal ici : https://alarmphone.org/fr/dons/

Merci de diffuser largement cette campagne à vos proches, aux collectifs intéressés par ces questions, à toutes les personnes qui
pourraient être touchées par cet appel. Merci merci

Vous pouvez suivre :
– notre fil twitter: https://twitter.com/alarm_phone

– notre Instagram :https://www.instagram.com/alarmphoneofficial/

– aller faire un tour sur notre site internet pour y trouver les rapports concernant les différentes régions :
https://alarmphone.org/fr/

– écouter nos podcast en français
https://www.canalsud.net/chroniques-a-mer#pagination_articles

Merci,
Chrisitne pour le réseau Alarmphone

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NON AUX LOIS RACISTES! NON AUX FRONTIÈRES! SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN! /2023/12/21/stop-au-massacre-a-gaza/ Thu, 21 Dec 2023 10:52:49 +0000 /?p=2543 Lire la suite Lire la suite

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Pour dire Non au génocide du peuple Palestinien,

Non à la dernière née des lois racistes et xénophobes, dite loi Darmanin, et à la fascisation capitaliste et de l’Etat,

Non aux frontières, en solidarité avec les migrants, le peuple palestinien et tous les opprimé.e.s quelles que soient leurs origines, pour l’émancipation,

Soyons nombreux.ses a nous rassembler :

Vendredi 22 décembre à 17 h

et pendant quelques heures alors n’hésites pas à nous rejoindre à 18h et +

rdv Rond point Pyreval à Pamiers
(sortie rocade direction Mirepoix, La Tour du Crieu, Pamiers, Intermarché).

 

plus d’infos semaine après semaine sur https://couserans-palestine.fr/

FORCE, RAGE & SOLIDARITÉS!!!

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[Communiqué] Lallab dénonce la chasse aux abayas du gouvernement /2023/12/18/communique-lallab-denonce-la-chasse-aux-abayas-du-gouvernement/ Mon, 18 Dec 2023 09:57:41 +0000 /?p=2509 Lire la suite Lire la suite

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 https://www.lallab.org/

Nous dénonçons une énième campagne de harcèlement à l’égard des jeunes filles musulmanes, qui sont une nouvelle fois les cibles de l’islamophobie au plus haut niveau de l’Etat. Après la loi de 2004, interdisant aux jeunes filles musulmanes de porter un foulard au sein des établissements publics, voilà maintenant qu’elles n’ont plus le droit de porter des robes longues (abayas), une dérive de la loi de 2004 attendue et dénoncée depuis vingt ans maintenant qui s’accélère sous la pression de l’extrême droite et l’extrême-droitisation des discours politiques.

Car ne nous y trompons pas : si aujourd’hui la question prend de l’ampleur, le harcèlement des femmes musulmanes à l’école vis-à-vis de leur tenue ne débute pas avec la déclaration de Monsieur Attal. La possibilité pour les mères accompagnatrices de porter le foulard ou même de rentrer dans certains établissements récupérer leurs enfants, et pour les élèves de porter bandeaux, jupes longues, “vêtements sombres” et aujourd’hui abayas : à chaque fois, c’est la même mécanique à l’œuvre, la même obsession pour le contrôle des corps des enfants, des filles et des femmes musulmanes.

Lallab dénonce un harcèlement islamophobe sexiste et raciste, qui donne libre champ au délit de faciès dans l’enceinte de l’école. En effet, Monsieur Attal déclare « qu’on ne doit pas être capable d’identifier la religion des élèves en les regardant », mais par contre nous devrions être capable d’identifier la religion d’un vêtement ? Car comment faire la différence entre une robe longue autorisée et une robe longue interdite si ce n’est en fonction de celle qui la porte, en fonction du faciès ou du patronyme des élèves ? Les jeunes filles musulmanes racisées seront donc en première ligne de ce profilage racial et de ce fichage religieux, ce qui est une bien plus grande atteinte à la laïcité que l’abaya ne le sera jamais.

Lallab dénonce donc une attaque grave contre cette laïcité, telle que posée dans la loi de 1905. Alors que le principe de laïcité garantit la liberté de conscience et de culte, et impose la séparation des Eglises et de l’Etat et la neutralité de ses agents, on va demander à des personnels de l’Education Nationale de déterminer quel vêtement est religieux et lequel ne l’est pas. Alors que l’école est un droit, et qu’elle doit être un espace d’apprentissage de la liberté et de l’égalité, Gabriel Attal entend y renforcer la discrimination, le harcèlement, le sentiment de rejet et d’insécurité et l’injustice à l’égard des jeunes filles musulmanes qui seraient les seules à ne plus avoir le droit à la liberté vestimentaire.

N’oublions pas non plus le caractère intrinsèquement sexiste d’une telle décision. Au delà du fait que les femmes musulmanes sont déjà celles qui subissent le plus l’islamophobie, dans la mesure où 70% des actes islamophobes sont à l’encontre des femmes, quelle autorisation une telle circulaire donne-t-elle aux garçons et aux hommes dans le contrôle du corps des femmes et de leurs comportements quand l’Etat lui-même organise le contrôle des vêtements de jeunes femmes ? Comment peut-on encore scander “mon corps, mes droits, mes choix” ensuite ? Et en cas de violences ou de harcèlements sexistes ou sexuels, comment faire confiance à des représentants de l’Etat (personnel scolaire, policiers,…) pour se confier et dénoncer ces violences quand eux-mêmes, pourtant censés vous protéger, vous ont humiliée, ont traqué les centimètres de vos vêtements de façon obscène au collège ou lycée, quand vous étiez encore une enfant ?

Force est de constater que les réactions des différents partis politiques et des principaux syndicats ne sont pas à la hauteur, certains applaudissent des deux mains à l’unisson de l’extrême droite, ayant depuis longtemps perdu leur boussole politique. D’autres dénoncent une manœuvre politicienne qui détournerait des « vrais » problèmes que rencontrent l’Education Nationale, comme si l’islamophobie, le racisme et le sexisme s’exprimant à toutes les échelles de l’institution n’était pas un vrai problème. Car ne nous leurrons pas, certains personnels au sein de l’Education Nationale seront ravis de sortir leur mètre-ruban pour dénoncer des robes trop longues, ils et elles n’avaient d’ailleurs pas attendu les annonces de Gabriel Attal pour le faire.

Nous, femmes musulmanes, sommes épuisées face à cet acharnement politique et médiatique sans fin qui a des conséquences sur notre santé physique et notre santé mentale, sur nos parcours scolaires, notre droit à l’éducation, nos futurs possibles. Combien de jeunes filles vont se présenter chaque jour devant leur établissement, la boule au ventre, à se demander si aujourd’hui elles pourront accéder à l’enseignement, ou si pour cela elles devront être déshabillées de force en place publique par les agents de l’Etat. Combien renonceront à ce qui est un droit fondamental pour ne plus avoir à subir ce harcèlement quotidien ? Nous sommes épuisées de ce recul de nos droits, de ces milliers d’heures de débats publics sur nos corps, nos vêtements, nos pratiques, notre droit à la sécurité, à la dignité, à l’auto-détermination, face à des règles qui visent tout simplement à annihiler notre existence en tant que citoyennes françaises ou vivant en France. Éducation, travail, loisirs, combien de droits et de libertés nous seront encore arrachés ?

Nous envoyons toute notre force, notre amour et notre soutien à nos soeurs, nous lutterons à vos côtés pour que vous puissiez étudier, apprendre et grandir dans un environnement où toutes les femmes seraient libres de faire ce qu’elles souhaitent faire, de disposer de leur corps comme elles l’entendent et d’être qui elles veulent être, car chez Lallab nous défendons ce féminisme qui ne met à l’écart aucune femme en raison de ses choix vestimentaires.

Nous envoyons également toute notre force, notre amour et notre soutien aux personnels de l’Education nationale maltraités depuis des années, et particulièrement aux musulmane.s racisée.s qui devront encore une fois faire face aux suspicions et discours racistes et islamophobes de leurs collègues et supérieure.s hiérarchiques s’ils ou elles refusent de jouer ce rôle de flicage permanent et de délation des élèves que l’on cherche à leur imposer.

Et pour finir, que faire ?

➤ Soutenir les collectifs et associations qui agissent pour les droits des enfants, des femmes musulmanes et/ou racisées, des personnes musulmanes
➤ Créer du contenu et relayer les témoignages des premières concernées face aux violences sexistes, raciste et islamophobes au sein de l’Education Nationale (comme Lallab le fait depuis des années, et notamment dès l’édition 2019 du Muslim Women’s Day)
➤ Connaître ses droits, notamment en lisant cette fiche pratique réalisée par le CCIE, en se faisant accompagner par eux, par le Défenseur des Droits ou par un.e avocat.e
➤ Suivre le formidable collectif Féministes contre le cyberharcèlement, qui a compilé et qui relaie sur son compte Instagram une liste d’actions possibles pour lutter contre cette interdiction de l’abaya
➤ Lire également ce post de Queer Parlons Travail qui est un guide d’autodéfense et d’anti-islamophobie à l’école, réalisé suite à un atelier de Sud Education 93, lors de la journée antiracisme organisée par Queer Education.
➤ S’organiser collectivement

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Récit de cavale d’une camarade /2023/10/20/recit-de-cavale-dune-camarade/ Fri, 20 Oct 2023 08:24:26 +0000 /?p=2500 https://onpdc.poivron.org/Carla/PAD-Carla-LaCavale-256kbps.mp3 ]]> personne n’est illégal.e /2023/10/01/personne-nest-illegal-e/ Sun, 01 Oct 2023 14:52:30 +0000 /?p=2309  

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Communiqué au sujet de S., camarade au pronostic vital engagé à la suite de la manifestation de Sainte-Soline /2023/03/27/communique-au-sujet-de-s-camarade-au-pronostic-vital-engage-a-la-suite-de-la-manifestation-de-sainte-soline/ Mon, 27 Mar 2023 17:06:19 +0000 /?p=2381 Lire la suite Lire la suite

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Samedi 25 mars à Sainte Soline, notre camarade S. a été atteint à la tête par une grenade explosive lors de la manifestation contre les bassines. Malgré son état d’urgence absolue, la préfecture a sciemment empêché les secours d’intervenir dans un premier temps et d’engager son transport dans une unité de soins adaptée dans un second temps. Il est actuellement en réanimation neurochirurgicale. Son pronostic vital est toujours engagé.

Le déferlement de violences que les manifestants ont subi a fait des centaines de blessés, avec plusieurs atteintes graves à l’intégrité physique comme l’annoncent les différents bilans disponibles. Les 30 000 manifestants étaient venus dans l’objectif de bloquer le chantier de la méga-bassine de Sainte-Soline, un projet d’accaparement de l’eau par une minorité au profit d’un modèle capitaliste qui n’a plus rien à défendre sinon la mort. La violence du bras armé de l’État démocratique en est la traduction la plus saillante.

Dans la séquence ouverte par le mouvement contre la réforme des retraites, la police mutile et tente d’assassiner pour empêcher le soulèvement, pour défendre la bourgeoisie et son monde. Rien n’entamera notre détermination à mettre fin à leur règne. Mardi 28 mars et les jours suivants, renforçons les grèves et les blocages, prenons les rues, pour S. et tous les blessés et les enfermés de nos mouvements.

Vive la révolution.

Des camarades du S.

PS : Si vous disposez d’informations concernant les circonstances des blessures infligées à S., contactez-nous à: s.informations@proton.me

Nous souhaitons que ce communiqué soit diffusé le plus massivement possible.

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MIGRAPHONE – Un podcast sur les migrations réalisé par des migrant.es /2022/10/19/migraphone-un-podcast-sur-les-migrations-realise-par-des-migrant-es/ Tue, 18 Oct 2022 22:50:56 +0000 /?p=2329 Lire la suite Lire la suite

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Migraphone est un podcast sur les migrations réalisé par des migrant·es. Une fois par mois Ekat et ses complices invitent d’autres migrant·es, des militant·es et des chercheur·es pour parler migration. Migraphone, c’est des récits polyphoniques, des histoires vécues et des analyses partagées.

Le vécu personnel et des expériences communes avec d’autres migrant·es est le point de départ de ce podcast. Il est un espace pour nous où l’on puisse s’exprimer, partager et analyser ensemble. Avec ce podcast on veut créer un savoir minoritaire, concerné et situé, construit à partir des points de vue des migrantes et des migrants.

Migraphone est un podcast à voix multiples. Chaque épisode est construit avec une personne migrante complice : un ou une amie, une connaissance, ou ça peut être vous si vous êtes vous même migrant·e et vous souhaitez participer à un épisode. Avec cette personne on choisit de quoi et comment on veut parler. On choisit également nos invité·es, d’autres migrant·es, des chercheur·es, des militant·es à rencontrer.

Migraphone un podcast engagé qui parle migration haut et fort.

Vous pouvez l’écouter sur toutes les plateformes d’écoute (Spotify, Deezer, Itunes…) et le suivre sur les réseaux sociaux (Facebook et Instagram), tous les liens sont ici : https://linktr.ee/migraphone

Merci de partager ce podcast qui est entièrement réalisé par des personnes concernées et avec leurs moyens personnels.

Bonne écoute,

Ekat de Migraphone

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le covid ne tue pas plus la nuit… /2020/12/05/2143/ Sat, 05 Dec 2020 12:36:12 +0000 /?p=2143

texte imprimable: lapolicetue

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