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LIBERTÉS PUBLIQUES – Police, justice : qui peut accéder aux messageries privées ?
Jérôme Hourdeaux – 2 septembre 2024 – Médiapart – article complet
Mediapart fait le point sur le droit applicable en matière d’accès judiciaire aux données de connexion ou aux communications échangées via des services tels que Telegram.

S i Pavel Durov, le patron de Telegram, est visé par une douzaine de charges, un élément semble avoir été déterminant dans la décision de la justice française de l’interpeller et de le mettre en examen : « La quasi
totale absence de réponse de Telegram aux réquisitions judiciaires », soulignée en gras dans le communiqué du parquet de Paris diffusé mercredi 28 août.

Comme l’a révélé le site Politico, le refus de la société d’identifier un pédocriminel ayant fait des aveux à des enquêteurs sous couverture semble avoir été déterminant. Mais le problème est plus global. Comme le
rapporte Libération, « la gendarmerie nationale a signalé à elle seule 2 460 procédures, entre 2013 et 2024, dans lesquelles des réquisitions envoyées à Telegram sont restées sans suite ».

Plusieurs voix, comme celle du lanceur d’alerte Edward Snowden, se sont élevées pour s’inquiéter de cette procédure inédite qui menacerait le droit à échanger de manière sécurisée. L’arrestation de Pavel Durov
intervient en effet dans le contexte d’une pression croissante exercée sur les opérateurs pour les contraindre à mieux contrôler les contenus de leurs utilisateurs, quitte à s’attaquer aux outils de chiffrement.
Les enquêteurs ne sont pourtant pas sans moyens. Plusieurs outils sont en effet à leur disposition en matière judiciaire, encadrés par des procédures visant à garantir la vie privée des citoyens. Mediapart a interrogé
deux juristes pour faire le point sur le cadre juridique en vigueur.

L’accès aux données de connexion

Le premier niveau d’intrusion est l’accès aux données de connexion. À l’instar des fameuses « fadettes » en matière téléphonique, elles sont constituées de l’ensemble des données techniques produites par un
échange de messages. Elles peuvent comprendre les adresses IP, permettant de localiser les lieux de connexion, éventuellement la géolocalisation, les numéros de téléphone, la durée des appels ou longueur des messages, éventuellement leur objet…

« Cela ne donne pas accès au contenu des messages, précise Jérôme Bossan, maître de conférences à l’université de Poitiers, spécialisé en cybercriminalité, mais le croisement de l’ensemble des données de connexion
peut entraîner une atteinte parfois très importante à la vie privée. »

La législation française impose à l’ensemble des opérateurs de services de conserver les données de connexion. « Il peut y avoir des réquisitions dès l’enquête et de manière assez simple, poursuit Jérôme Bossan. Elles
peuvent par exemple être demandées par un officier de police en cas de flagrance. Dans le cadre d’une enquête préliminaire, il faudra l’autorisation du procureur, et dans le cadre d’une instruction, celle du juge d’instruction. »

Comment la France contourne le droit européen

En rendant, le 8 avril 2014, son arrêt « Digital Rights », la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a créé un séisme juridique qui, dix ans plus tard, secoue encore le droit français. Dans cette décision historique, la cour a en effet estimé que les obligations de conservation générale et indifférenciée de données de connexion constituent « une ingérence » dans les droits fondamentaux « d’une vaste ampleur et d’une gravité particulière dans l’ordre juridique de l’Union ».

L’arrêt « Digital Rights » a ouvert la voie à une série de décisions visant les législations nationales imposant aux opérateurs une conservation des données de connexion, dont la France, où un grand nombre d’enquêtes reposent sur l’accès aux données de connexion, notamment en matière de stupéfiants. Le Conseil d’État s’est prononcé sur l’application de la jurisprudence de la CJUE en droit français dans un arrêt rendu le 21 avril 2021, qui n’a fait que contourner le problème. En effet, le juge administratif suprême français y reconnaît bien la primauté du droit européen et a ordonné au gouvernement d’abroger l’obligation de conservation des
données de connexion.

Mais, dans le même temps, le Conseil d’État a estimé qu’il existe des circonstances exceptionnelles liées « à la sécurité nationale et à la lutte contre la criminalité » permettant d’écarter, temporairement, le droit européen. Depuis, il suffit au gouvernement de prendre, chaque année, un très bref décret « portant injonction au regard de la menace grave et actuelle contre la sécurité nationale de conservation pour une durée d’un an de certaines catégories de données de connexion », dont le dernier a été publié au Journal officiel le 10 octobre 2023.

Depuis 2021, et en réponse à un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne, plusieurs textes et décisions de justice ont précisé les conditions d’accès aux données de connexion, comme la loi sur la prévention du terrorisme et le renseignement du 30 juillet 2021, qui a fixé des durées de conservation différenciées pouvant aller de une à cinq années en fonction de la nature de la donnée et de la finalité
poursuivie. Une loi du 2 mars 2022 a également précisé la procédure de réquisition des données de connexion dans le cadre d’une enquête pénale.
Du côté de la Cour de cassation, quatre décisions rendues le 12 juillet 2022 ont précisé les conditions dans lesquelles les procureurs pouvaient accéder aux données de connexion. Et au mois de février 2024, un nouvel arrêt a imposé l’intervention d’une autorité administrative indépendante, et non plus seulement du parquet, pour autoriser la localisation en temps réel des téléphones.

L’interception des communications

Les enquêteurs ont ensuite la possibilité de demander aux opérateurs l’accès aux contenus des messages. « Les interceptions de correspondances sont autorisées dans le cadre de l’instruction préparatoire ou durant l’enquête judiciaire mais uniquement pour la délinquance et la criminalité organisées, précise Jérôme Bossan. Et la jurisprudence reconnaît depuis 2015 que l’interception des correspondances peut viser les messageries instantanées. »

«Une deuxième technique se développe, ajoute le juriste, l’accès à distance aux données de correspondances stockées dans un appareil. Dans ce cas, on n’accède plus aux échanges à venir, mais également à ceux passés, stockés dans l’ordinateur ou le téléphone. L’atteinte à la vie privée est donc encore plus grande. C’est une technique qui est réservée aux crimes et elle doit être autorisée par le juge des libertés et de la détention.»

Le problème de la nationalité de l’opérateur

« L’État français n’a pas le pouvoir de contraindre un opérateur étranger à donner des informations, explique encore Jérôme Bossan. Dans ce cas, il faudra donc passer par des demandes de coopération internationale. »

Or cette coopération n’est pas toujours évidente. « Les enquêteurs se plaignent souvent car l’une des choses auxquelles les opérateurs tiennent, c’est aux intérêts de leurs usagers, poursuit-il. Je n’ai pas connaissance de chiffres exacts sur le sujet. Mais j’ai entendu que la coopération est difficile, principalement en matière de diffamation ou d’injure. Pour des infractions relevant du terrorisme ou de la pédocriminalité, ces sociétés se sont beaucoup fait taper sur les doigts au fil des années. Désormais, elles collaborent plus, même elles semblent investir plus dans la modération interne. »

Les enquêteurs face au chiffrement

Cela fait de nombreuses années que certains responsables politiques, policiers ou magistrats s’alarment du chiffrement croissant des appareils numériques et des communications. Dès 2015, trois magistrats (un Américain, un Espagnol et le Français François Molins, alors procureur de Paris) et le préfet de police de Londres (Royaume-Uni) avaient publié dans le New York Times une tribune au retentissement mondial
affirmant : « Au nom des victimes de crimes dans le monde entier, nous nous demandons si le chiffrement vaut vraiment ce coût. »

Dans le cas des messageries sécurisées, le chiffrement dit « de bout en bout » assure les utilisateurs qu’eux seuls pourront déchiffrer le message. « Or, le prestataire n’a que l’obligation de donner les informations en sa
possession. Il ne peut pas livrer celles qu’il n’a pas », souligne Estelle De Marco, juriste spécialisée en droit pénal et droit du numérique.

Régulièrement, des voix s’élèvent pour demander un affaiblissement des technologies de chiffrement à la disposition des utilisateurs et utilisatrices, par exemple en imposant aux fournisseurs d’installer des « back
doors », des « portes dérobées », dans leurs logiciels ou de fournir les clefs de chiffrement à la police. Des solutions qui auraient pour conséquence de fragiliser la sécurité de l’ensemble des utilisateurs.

« La Cour européenne des droits de l’homme a réaffirmé encore récemment qu’il ne fallait pas toucher au chiffrement, car il s’agirait d’une atteinte disproportionnée à la vie privée, rappelle Estelle De Marco. En France, l’Anssi[Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information – ndlr]partage cet avis et estime qu’affaiblir le chiffrement impacterait l’ensemble des communications, celles des criminels comme celles des autres citoyens.»

« Il existe un projet de règlement européen appelé “Chat control” actuellement bloqué mais qui inquiète beaucoup, reprend Jérôme Bossan. Il vise en effet à imposer aux opérateurs d’analyser les messages  automatiquement pour détecter les contenus pédophiles, ce qui impliquerait de casser le chiffrement. C’est une bonne illustration de la tension existant entre la nécessité de lutter contre certaines criminalités et celle de protéger la vie privée. »

L’obligation de donner ses clés de chiffrement et le code de son smartphone

Si les enquêteurs sont parvenus à mettre la main sur le propriétaire des données chiffrées, ils peuvent exiger de lui son code de déchiffrement. L’article 434-15-2 du Code pénal punit en effet de trois ans  d’emprisonnement et de 270 000 euros d’amende le fait de refuser de donner la clé de déchiffrement d’un logiciel susceptible d’avoir été utilisé pour commettre une infraction.
Longtemps, la justice française a hésité sur le point de savoir si cette obligation incluait le code de déverrouillage de smartphones.

Dans un arrêt rendu le 7 novembre 2023, la Cour de cassation a finalement mis fin à plusieurs années de divergences entre juridictions en affirmant qu’une personne interpellée avait bien l’obligation de fournir aux policiers le code de son téléphone.
Pour Estelle De Marco, le débat juridique n’est cependant pas totalement clos. « Il ne faut pas s’arrêter à la loi française, rappelle-t-elle. Il reste encore les juridictions européennes et certains considèrent que cette mesure reste problématique. Tout d’abord, on accède à l’ensemble des données personnelles de l’appareil alors qu’une partie seulement intéresse les enquêteurs. Ensuite, le fait de permettre le déverrouillage de son propre téléphone peut relever d’une obligation d’auto-incrimination, ce qui est normalement interdit. »


Les enquêteurs ne sont pourtant pas totalement démunis face au chiffrement. Lorsqu’ils mettent la main sur un contenu chiffré, ils disposent d’experts qui pourront tenter de forcer l’accès à celui-ci, regroupés au sein de
l’Office anti-cybercriminalité (Ofac) pour les policiers et le Commandement de la gendarmerie dans le cyberespace (ComCyberGend) pour les gendarmes.
Les techniques spéciales d’enquête
Le terme « techniques spéciales d’enquête » a été introduit dans le Code pénal par la loi de programmation et de réforme pour la justice du 23 mars 2019, qui autorise les enquêteurs à y avoir recours en matière de délinquance et de criminalité organisées.
Il s’agit des techniques les plus intrusives, comparables à celles à la disposition des services de renseignement. « Il y a l’accès à distance aux données stockées, la sonorisation, la captation d’images, de données informatiques, l’installation de “keyloggers” qui permettent de voir tout ce que vous faites sur votre appareil… et d’une manière générale, n’importe quel programme, logiciel ou moyen protégé par la défense nationale, détaille Jérôme Bossan. Ce sont des techniques qui relèvent d’une certaine forme de piratage informatique, mais autorisé par la loi dans un contexte particulier et un régime particulier. »

Enfin, les services de renseignement disposent de pouvoirs encore plus larges. La loi sur le renseignement du 24 juillet 2015 a fixé sept finalités autorisant le recours aux outils les plus intrusifs. Celles-ci visent à
protéger « l’indépendance de la nation », « les intérêts économiques » de la France, à prévenir le terrorisme ou encore la criminalité organisée. « Ce sont des formules extrêmement larges qui peuvent être utilisées par exemple contre des militants écologistes, comme on a déjà pu le voir », souligne Estelle De Marco.

De plus, l’activité des services de renseignement est contrôlée non pas par un magistrat judiciaire, mais par une autorité administrative, la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNTCR).
En plus des techniques spéciales d’enquête et des divers outils de piratage et d’intrusion, les services de renseignement peuvent demander un accès direct aux données de connexion détenues par les opérateurs. Cet
accès peut même se faire en temps réel dans le cadre de la prévention du terrorisme. Ils peuvent également analyser les données de connexion transitant sur Internet en y installant les fameuses « boîtes noires ».
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UN COMMUNIQUÉ PARMIS D’AUTRES DE LA MANIF’ACTION « LA GRAVIERE EST UNE ORDURE » – ARIEGE /2024/06/02/un-communique-parmis-dautres-de-la-manifaction-la-graviere-est-une-ordure-ariege/ Sun, 02 Jun 2024 17:18:20 +0000 /?p=2682 Lire la suite Lire la suite

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PAS DE SOLUTION SOUS LE CAPITALISME

Nos luttes expriment le changement nécessaire de nos rapports au monde vivant.
Le capitalisme en positionnant l’espèce humaine hors de ce que nous nommons « nature », s’octroie le droit d’en user comme d’un stock à sa disposition dont nous sommes dépossédé.e.s, dans le seul but de transformer 100 € en 110 €, c’est à dire à partir d’une certaine quantité d’argent d’en produire toujours davantage et sans limite.
Or nous vivons dans un monde fini avec des ressources limitées, ce qui nous impose une prise de conscience de la nécessité de combattre le capitalisme puisque les problèmes auxquels nous sommes confrontés ne pourront jamais être résolus sous le capitalisme, qu’il soit « sage », modéré, vert, durable et/ou circulaire.
C’est pourquoi nous inscrivons l’ensemble de nos luttes locales et de partout ailleurs dans la lutte anticapitaliste.
Les gravières sont une atteinte grave aux nappes phréatiques que l’extractivisme capitaliste met à nu et que le remblaiement par des déchets industriels toxiques pollue, détruisant l’ensemble du vivant dans leur environnement.
À Montbel, derrière l’image de l’éco-tourisme se poursuit l’industrie touristique dévastatrice comme partout dans le monde.
À Mondely, il y a quelques dizaines d’années, un nombre restreint d’agriculteurs productivistes font réaliser un barrage pour irriguer leurs terres. Aujourd’hui, l’entretien de la digue nécessite de gros travaux. Afin de les financer, il est fait appel à ERDF qui propose d’exploiter la surface du lac en le recouvrant de panneaux photovoltaïques flottant. Ainsi l’énergie verte capitaliste vient au secours de l’agro-industrie.
La construction de l’autoroute A69 génère les dégâts écologiques que l’on connaît. D’un point de vue capitaliste, c’est l’Etat qui ouvre des marchés au bénéfice des marchands de béton et décide d’en confier la gestion à des entreprises privées. Ne tombons pas dans le panneau du gain de 10 mn sur notre temps de mobilité, ni dans le chantage à l’emploi inhérent à l’installation d’entreprises capitalistes dont peuvent rêver les communes limitrophes se trouvant désenclavées !
Un mot sur le béton. Le béton armé incarne la logique capitaliste. Il annule toutes les différences et est à peu près toujours le même. Produit de manière industrielle et en quantité astronomique, avec des conséquences écologiques et sanitaires désastreuses, il a étendu son emprise au monde entier en assassinant les architectures traditionnelles et en homogénéisant par sa présence tous les lieux.
Monotonie du matériau, monotonie des constructions que l’on bâtit en série selon quelques modèles de base, à la durée de vie fortement limitée, conformément au règne de l’obsolescence programmée.
En transformant définitivement le bâtiment en marchandise, ce matériau contribue à créer un monde où nous ne nous retrouvons plus nous-mêmes.
Rappelons que durant les « 30 glorieuses », la généralisation du béton a été soutenue par de nombreux zélateurs de toutes tendances confondues, malgré les réserves émises par ses détracteurs en dénonçant les catastrophes qu’il engendre sur bien des plans et révélant le rôle qu’il a joué dans la perte des savoir-faire.
Si nous sommes ici aujourd’hui et serons dans d’autres luttes avec toutes et tous, qu’elles soient anti-patriarcales, écologiques, de soutien aux migrants et antifascistes, c’est que pour nous, toutes nos luttes sont inhérentes au capitalisme d’une manière ou d’une autre. C’est que pour nous, combattre l’Etat est incontournable puisque son rôle premier est de garantir le fonctionnement de l’économie capitaliste, quelqu’en soient les conséquences, par la violence physique et institutionnelle, la brutalité et la fascisation.

 

Faune Sauvage

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L’EXTRÊME DROITE ET L’IMPOSTURE RURALE – dossier du groupe VISA | Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascites /2024/05/15/lextreme-droite-et-limposture-rurale-dossier-du-groupe-visa-vigilance-et-initiatives-syndicales-antifascites/ Wed, 15 May 2024 10:23:28 +0000 /?p=2656 Lire la suite Lire la suite

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Les votes en faveur de l’extrême droite dans les campagnes et les zones périurbaines ne cessent d’augmenter depuis plusieurs scrutins. À l’approche des élections européennes, VISA livre un état des lieux de cette évolution et propose une piste pour tenter d’enrayer ce cercle vicieux.
Les discours du FN / RN sur la ruralité et l’agriculture sont complètement creux, ils ne portent que sur la dénonciation de quelques vrais et surtout de faux problèmes, sans apporter la moindre solution. Pourtant, en surfant sur les inquiétudes réelles, et en créant des peurs irréelles, l’extrême droite continue de séduire.
Parallèlement, la crise agricole, en ce début 2024, met en avant la coordination rurale, un syndicat historiquement dirigé par des militants d’extrême droite. Le patron du syndicat dans le Lot-et-Garonne, Serge Bousquet-Cassagne, se vante d’être passé 18 fois en procès en 30 ans.
Le lendemain de l’accueil chahuté du président Macron à l’ouverture du salon de l’agriculture le samedi 24 février 2024, notamment par des « bonnets jaunes » de la Coordination Rurale, Jordan Bardella tête de liste du RN arpentait les allées du salon.

 

Dossier complet ci-dessous :

DOSSIER-VISA-13

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✿Présentation des audiobooks de rebelle✿ /2024/03/25/%e2%9c%bfpresentation-des-audiobooks-de-rebelle%e2%9c%bf/ Mon, 25 Mar 2024 11:43:34 +0000 /?p=2588 https://audioblog.arteradio.com/blog/222202/les-audiobooks-de-rebelles

Nouvel Audioblog de fanzines et brochures autour de thèmes divers notamment autour du validisme, soin communautaire, la santé mentale etc. et d’autre thèmes a venir.
Les livres audio c’est super, pour plus d’accessibilité à certain contenu pour les personnes handis.

Bonne écoute à toustes!!!

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Un césar d’honneur pour la parole des actrices, par Lola Lafon /2024/02/19/un-cesar-dhonneur-pour-la-parole-des-actrices-par-lola-lafon/ Mon, 19 Feb 2024 08:53:13 +0000 /?p=2577 Lire la suite Lire la suite

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A quelques jours de la cérémonie, pourquoi ne pas remettre un prix à toutes celles qui nous offrent la promesse d’un nouveau récit. Il est temps d’en finir avec cette indulgence pour de pseudos pygmalions qui se rêvent subversifs, des Barbe-Bleue fascinants, quand ce ne sont que les petits chefs d’une entreprise sordide.

On la connaît bien, cette histoire : elles arpentaient les allées d’un supermarché, elles sortaient du lycée, d’un café ou de leur cours de danse et là , un casting directeur les a abordées, c’est ainsi qu’elles ont été repérées. On la connaît tellement, cette histoire : celle de jeunes anonymes qu’un regard
d’adulte révant le au monde, des enfants métamorphosées en actrices. L’histoire du cinéma en est remplie, de ces narrations dont on se repaît : elles n’étaient qu’elles-mêmes. Mais le cinéma rôdait, qui les a flairées et à «déouvertes», pour mieux nous les offrir, se les offrir.

Ce conte, un avant-aprés fantasmatique qui escamote la notion de travail, du métier d’actrice, dit, en substance, qu’une actrice est créée par le désir d’un réalisateur, que ce dernier la fabrique. Et ce conte a été au coeur des rêveries de mon adolescence, comme peut-être de la vôtre. Pas une semaine ne
passait sans qu’on lise dans un magazine le récit de «la» rencontre décisive : Béatrice Dalle découverte dans la rue, Natalie Portman dans une pizzeria, Sophie Marceau, dans une audition qu’elle passait «par hasard», comme, des décennies plus tôt, Lana Turner «trouvé» dans un drugstore. Comme on en révait,
de ce regard d’adulte qui se poserait sur nous, comme on l’attendait, cette validation ; mais quand serait-on enfin élues, sorties de nos vies au bois dormant ?

Repérage, repérée, repérer : verbe transitif :
« apercevoir, distinguer, remarquer parmi d’autres quelqu’un ou quelque chose » Les mots se racontent à qui veut bien les inciser : repérer a pour synonymes «saisir», «borner», «pénétrer». Et cette recherche rituelle de nouveaux visages est «un casting sauvage». De quelle battue, de quelle chasse parle-t-on ?

Si le dictionnaire définit l’acteur·rice comme une personne qui «rêvait un autre caractère que le sien […] et oublie sa propre place, à force de prendre celle d’autrui», l’acteur·rice est également une «personne qui agit».

Alors, action.

Voilà qu’elles inversent les rôles, celles qu’on dévore du regard : ce sont elles qui nous fixent, droit dans les yeux, elles ont des choses à nous dire. Voilà que surgissent des évadées. A qui personne n’écrira leur texte, cette fois-ci. Leur rôle, elles l’ont choisi. Sans doute ont-elles un peu d’appréhension, en coulisses, toutes celles qui, ces dernières semaines, nous invitent à voir ce qui se trouve derrière la porte close. Sans doute
sont-elles justifiées, leurs craintes. Celle de ne pas étre crues.
Celle d’étre balayées comme une rumeur provisoire, un bruit qui court. Celle d’étre reléguées à la cave du cinéma, ou gisent tant d’élues repérées, prises et utilisées avant d’étre effacées, bousillées.

De la possibilité de voir le réel se dédoubler

Dans quelques jours, le 23 février, aura lieu la céeémonie des césars. Si le cinéma est ce bouleversement intime et partagé qui crée, en nous, la possibilité de voir le réel se dédoubler, le désir de se raconter une autre histoire, alors, ce soir-là, il faudrait leur faire une ovation, aux actrices. Il faudrait leur offrir un césar d’honneur, car elles nous offrent, en ce moment, la promesse d’un nouveau récit, c’est un point de départ.

On les imagine arriver du fond de la scéne comme on revient de loin. Des silhouettes connues et des oubliées, figurantes et icônes mélées. Leur visage est nu, beau et marqué, c’est leur vrai visage. Elles forment un horizon et parlent d’une seule voix, celle de toutes, cette histoire est la leur ; et cette histoire est la nôtre, aussi, qui en sommes les spectateur·rice·s.

Certaines parlent haut et fort, d’autres chuchotent. Celles, dans la salle, qui hésitaient encore, se lévent et les rejoignent. En coulisses, elles sont là, les invisibles, techniciennes, maquilleuses, scriptes. Elles sont si terriblement nombreuses au générique…

Qu’on les applaudisse. Et qu’elles ne quittent pas la scéne trop vite. Car il faut les chérir et les remercier, celles qui proposent qu’on se déplace, enfin. Il est temps d’en finir avec nos fascinations vieillottes, cette indulgence pour de pseudos pygmalions qui se rêvent subversifs, des Barbe-Bleue fascinants, quand ce ne sont que les petits chefs d’une entreprise sordide. Comme elle est banale, l’histoire qu’ils s’offusquent de ne plus pouvoir raconter aujourd’hui, celle de leur jouissance à dominer, un récit dont ils se veulent les seuls et uniques narrateurs.

Il y a quelques semaines, au détour d’une ruelle parisienne, j’ai vu ces quelques mots inscrits sur un mur : «It was never too late.»
Une phrase énigmatique, pleine d’espoir et troublante, aussi, car elle interroge nos choix, ce qu’on fera ou pas du futur : «il n’a jamais été trop tard».

chronique de lola lafond
https://www.liberation.fr/idees-et-debats/opinions/un-cesar-dhonneur-pour-la-parole-des-actrices-par-lola-lafon-20240216_PGZSETBHVJB3VHIELHYSLSGROQ/

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Une Histoire de la Pride/ Marche des fiertés /2023/04/01/une-histoire-de-la-pride-marche-des-fiertes/ Sat, 01 Apr 2023 08:21:47 +0000 /?p=2359 Lire la suite Lire la suite

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PRIDE PRÉVU LE SAMEDI 24 JUIN 2023 À ST GIRONS

La marche des fiertés, Lesbian & Gay Pride (« fierté gay et lesbienne »), LGBTQIA+ Pride ou simplement Pride est la principale manifestation du mouvement LGBT ; elle est destinée à donner une visibilité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, queer, transgenres ou autres et à revendiquer la liberté et l’égalité des orientations sexuelles et des identités de genre.

Créées à la suite des émeutes de Stonewall aux États-Unis en 1969, des marches des fiertés existent aujourd’hui dans de nombreux pays à travers le monde. Elles sont généralement organisées chaque année autour du mois de juin, le mois des fiertés.

Origines

Dans la nuit du 27 au 28 juin 1969, un groupe de personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres se rebellent contre les forces de police venues faire une descente au Stonewall Inn, un bar gay de New York situé dans Christopher Street. La lutte entre les forces anti-émeutes et les personnes présentes fait rage pendant plusieurs jours. Les émeutes de Stonewall sont depuis considérées comme une étape majeure dans la lutte pour l’égalité des droits entre personnes hétérosexuelles, bisexuelles et homosexuelles, transgenres et cisgenres.

Quatre mois après les émeutes, le 2 novembre 1969, Craig Rodwell, son compagnon Fred Sargeant, Ellen Broidy et Linda Rhodes proposent qu’un défilé soit organisé à New York pour commémorer « les manifestations spontanées de Christopher Street »2. La suggestion est faite à Philadelphie lors d’une réunion de la Eastern Regional Conference of Homophile Organizations (ERCHO), une organisation rassemblant différents mouvements homophiles. Elle est adoptée à l’unanimité des personnes présentes, à l’exception des membres de la section new-yorkaise de la Mattachine Society, qui s’abstiennent. À la suite de cette adoption, des militants de Chicago, San Francisco et Los Angeles décident de commémorer également les émeutes de Stonewall.

Les réunions de préparation de la première Pride new-yorkaise commencent début janvier 1970 dans l’appartement de Craig Rodwell, au 350 Bleecker Street. Y participe notamment Brenda Howard, une militante bisexuelle connue comme la « mère de la Fierté ». Cette dirigeante de la première heure du Gay Liberation Front et de la Gay Activists Alliance coordonne l’événement.

Le samedi 27 juin 1970, la première Pride au monde se déroule à Chicago, suivie par une autre à San Francisco. Le lendemain, des rassemblements plus importants ont lieu à New York (sous le nom de Christopher Street Liberation Day) et Los Angeles.

En Europe, la première marche se déroule le 29 avril 1972 ; elle réunit 200 personnes à Münster en Allemagne.

                           Boston – Pride 2016

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Une Histoire du 8 mars, date dédiée à la lutte pour les droits des femmes /2023/03/01/quelle-est-lorigine-de-la-journee-du-8-mars-dediee-a-la-lutte-pour-les-droits-des-femmes/ Wed, 01 Mar 2023 09:17:26 +0000 /?p=2357 Lire la suite Lire la suite

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La manifestation new-yorkaise censée être à l’origine de la Journée internationale des droits des femmes n’a… jamais eu lieu ! Retour sur ce mythe démasqué par l’historienne Françoise Picq.

Les origines de la Journée internationale des femmes, lancée en 1910, reposent en réalité sur un mythe. Françoise Picq, historienne, l’a « démasqué » dès la fin des années 1970 : « À l’époque, toute la presse militante, du PCF et de la CGT, comme celle des “groupes femmes” 1 du Mouvement de libération des femmes, relayée par les quotidiens nationaux, écrivait que la Journée des femmes commémorait le 8 mars 1857, jour de manifestation des couturières à New York. » Or cet événement n’a jamais eu lieu ! « Les journaux américains de 1857, par exemple, n’en ont jamais fait mention », indique Françoise Picq. Et il n’est même pas évoqué par celles qui ont pris l’initiative de la Journée internationale des femmes : les dirigeantes du mouvement féminin socialiste international.

Une itiniative du mouvement socialiste

Car c’est un fait, « c’est en août 1910, à la IIe conférence internationale des femmes socialistes, à Copenhague, à l’initiative de Clara Zetkin, militante allemande, qu’a été prise la décision de la célébrer », ajoute l’historienne. La date du 8 mars n’est pas avancée, mais le principe est admis : mobiliser les femmes « en accord avec les organisations politiques et syndicales du prolétariat dotées de la conscience de classe ». La Journée des femmes est donc l’initiative du mouvement socialiste et non du mouvement féministe pourtant très actif à l’époque. « C’est justement pour contrecarrer l’influence des groupes féministes sur les femmes du peuple que Clara Zetkin propose cette journée, précise Françoise Picq. Elle rejetait en effet l’alliance avec les “féministes de la bourgeoisie”. »

 

Clara Zetkin, enseignante, journaliste et femme politique allemande

C’est Clara Zetkin, une enseignante, journaliste et femme politique allemande, qui est la réelle instigatrice de la Journée internationale des femmes.

 

Quelques années plus tard, la tradition socialiste de la Journée internationale des femmes subit le contrecoup du schisme ouvrier lié à la IIIe Internationale. C’est en Russie que la Journée des femmes connaît son regain : en 1913 et en 1914, la Journée internationale des ouvrières y est célébrée, puis le 8 mars 1917 ont lieu, à Petrograd (aujourd’hui Saint-Pétersbourg), des manifestations d’ouvrières que les bolcheviques désignent comme le premier jour de la révolution russe. Une nouvelle tradition est instaurée : le 8 Mars sera dès lors l’occasion pour les partis communistes de mobiliser les femmes. Après 1945, la Journée des femmes est officiellement célébrée dans tous les pays socialistes (où elle s’apparente à la fête des mères !).

Les couturières new-yorkaises, un mythe né en 1955

Mais alors comment est né le mythe des couturières new-yorkaises ? « C’est en 1955, dans le journal L’Humanité, que la manifestation du 8 mars 1857 est citée pour la première fois », explique Françoise Picq. Et l’origine légendaire, relayée chaque année dans la presse, prend le pas sur la réalité. Pourquoi détacher le 8 Mars de son histoire soviétique ? « Selon l’une de mes hypothèses, poursuit-elle, Madeleine Colin, qui dirige alors la CGT, veut l’affranchir de la prédominance de l’UFF2 et du parti communiste pour qu’elle suive ses propres mots d’ordre lors du 8 Mars. La célébration communiste de la Journée des femmes était devenue trop traditionnelle et réactionnaire à son goût… » Et c’est pourquoi, en se référant aux ouvrières américaines, elle la présente sous un nouveau jour : celui de la lutte des femmes travailleuses…

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« Des paillettes sur le compost – Ecoféminismes au quotidien » de Myriam Bahaffou /2022/10/19/des-paillettes-sur-le-compost-ecofeminismes-au-quotidien-de-myriam-bahaffou/ Tue, 18 Oct 2022 22:37:26 +0000 /?p=2325 Lire la suite Lire la suite

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Tout à la fois récit, essai mais aussi témoignage d’une époque et d’un engagement, Des paillettes sur le compost est une exploration politique et sensible du quotidien.

Dans cet ouvrage, Myriam Bahaffou dynamite les codes, jongle avec les concepts comme elle navigue dans la vie entre recherche et militantisme. Elle explore, dissèque, raconte. Et nous montre que l’écoféminisme, est en prise directe avec la réalité et la chair.

Pour l’autrice le sujet des écoféminismes doit être abordé dans une perspective queer, décoloniale et anarchiste,  » loin d’être une philosophie désincarnée, un label marketing ou un argument électoral ».

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Bibliothèque de la Buerie ouverte tous les Jeudis de 18h à 22h. /2022/10/16/ouverture-de-la-bibliotheque-de-la-buerie/ Sun, 16 Oct 2022 09:43:20 +0000 /?p=1709 Lire la suite Lire la suite

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La Buerie de Brouzenac ouvre les portes de sa bibliothèque tous les jeudis de 18h à 22h. Vous y trouverez des romans majoritairement écrits par des femmes et minorités de genre, des essais et un peu de théorie, des périodiques tel que CQFD, Silence et Billet d’Afrique, des brochures et archives à consulter sur place, ainsi qu’un coin librairie.
…et aussi à manger et à boire au coin du feu et des gentes avec qui discuter…
Ce lieu est associatif, l’adhésion est à prix libre.
Au plaisir de vous y rencontrer…
Pour vous y rendre, sur la D117 entre Foix et St Girons, tournez à Allières, montez un peu et tournez après les poubelles à droite, tout droit puis à gauche et encore à gauche. c’est la maison juste avant le lavoir.
Merci de covoiturer car les places sont limitées.
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L’amour sans urgence /2022/04/22/lamour-sans-urgence/ Fri, 22 Apr 2022 20:43:38 +0000 /?p=2295

Brochure à lire ci-dessous:

Aimer sans urgence

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