gynécologie – ASSOCIATION TARDIGRADA / La Buerie Permanence Bibliothèque Taverne TOUS LES JEUDIS de 18H à 22H Tue, 10 Jun 2025 12:50:31 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.2 /wp-content/uploads/sites/11/2026/09/cropped-logo-1-32x32.jpeg gynécologie – ASSOCIATION TARDIGRADA / 32 32 NOS SEXES SONT POLITIQUES – manuel illustré d’anatomie génitale – le planning familial /2025/06/10/nos-sexes-sont-politiques-manuel-illustre-danatomie-genitale-le-planning-familial/ Tue, 10 Jun 2025 12:50:31 +0000 /?p=2093 PDF en ligne ou à imprimer: Derniere mise à jour!

2024_Manuel_Anatomie_Genitale_PF_BD

]]>
mes parties génitales – planches anatomiques situées /2023/10/20/mes-parties-genitales-planches-anatomiques-situees/ Fri, 20 Oct 2023 12:47:53 +0000 /?p=2525 Version numérique disponible gratuitement sur WWW.VITEDESGENXRAGENTART

Version papier sur commande à 30€ +frais de port en écrivant à VITEGENXRAGENT@ZACLYS.NET

]]>
Bonnes femmes, mauvais genre /2021/01/10/bonnes-femmes-mauvais-genre/ Sun, 10 Jan 2021 14:49:05 +0000 /?p=2194 « Souvent femme varie, bien fol qui s’y fie », dit le proverbe.
C’est le préjugé auquel sont confrontées les femmes qui demandent à leur médecin une stérilisation, pourtant autorisée par la loi sans restriction.

Texte publié en septembre 2016 dans la revue Z n o 10 Marseille,
« Bonnes femmes, mauvais genre »

brochure_z10_sterildef_bikro

]]>
Parentalités non hétéro : des genres qui dérangent /2020/11/02/parentalites-non-hetero-des-genres-qui-derangent/ Mon, 02 Nov 2020 07:05:35 +0000 /?p=2127 Lire la suite Lire la suite

]]>
 #DATAGUEULE: episode de 18min ci dessous

https://www.youtube.com/watch?v=AStv6K3AK7o

What do you want to do ?

New mail

Toujours en révision au Parlement, la loi bioéthique vise à faire évoluer la parentalité. Y’a rien qui vous choque là ? En mélangeant biologie et définition du lien à l’enfant, le droit français redéfinit depuis les années 1990 les limites entre parents autorisés ou interdits. Sous le masque de la « naturalité », la tradition s’avance, refoulant à la douane de l’état civil les mauvais genres : femmes seuls et couples de même sexe se voient refuser l’assistance médicale et tombent sous le coup de mesures administratives discriminantes. Tandis qu’on chouchoute la bonne norme, l’hétérosexualité consacrée par le mariage. Et quand on se penche sur le sort réservé aux personnes trans, la messe est dite : consacrant la morale plutôt que l’intérêt de l’enfant, le législateur défend une vision limitée de la parentalité comme le premier bastion sur les frontières du genre. Ça tombe bien : les bastilles, c’est fait pour être dynamité ! Retrouvez toutes les sources de l’épisode sur : https://frama.link/AJPfAkux
]]>
Retour en arrière pour l’IVG avec le confinement /2020/05/10/retour-en-arriere-pour-livg-avec-le-confinement/ Sun, 10 May 2020 13:33:20 +0000 /?p=2072 Lire la suite Lire la suite

]]>
Hausse de 330 % des difficultés de prise en charge, hausse de 184 % des demandes d’IVG tardives… Le Planning familial alerte. La loi d’urgence ne permet pas de surmonter les barrières du confinement.

Au 0800 08 11 11, le numéro vert « Sexualités, Contraception, IVG » et dans les associations départementales du Planning Familial, la détresse grandit. Le planning l’a mesurée dans un rapport qui « analyse de la situation de l’avortement en temps de confinement ».

Du 30 mars au 19 avril 2020, ce numéro  a enregistré une hausse des appels de 31% par rapport à la même période de l’année 2019. Et surtout l’étude constate une augmentation de 330% des difficultés concernant des dysfonctionnements dans la prise en charge des personnes :  « non-respect de la loi dans la prise en charge des personnes souhaitant réaliser une IVG ou se faire délivrer/poser une contraception, un accueil IVG culpabilisant et/ou jugeant, une désinformation par un·e professionnel·le ou un·e personne anti-IVG, une situation de violences conjugales ou familiales, une situation de dépassement des délais légaux français pour la réalisation d’une IVG entraînant un avortement à l’étranger et bien sûr les difficultés liées au confinement. » indique l’analyse

Au final « les femmes viennent globalement moins avorter alors qu’elles en ont toujours le même besoin » dit le rapport. Ceci alors que « la plupart des hôpitaux se sont organisés pour maintenir les IVG pendant l’épidémie de coronavirus »

Autre chiffre inquiétant : sur trois semaines le numéro vert a reçu 54 demandes pour une IVG à l’étranger ou une IMG en France, contre 19 demandes en 2019, soit « une augmentation de 184% des demandes pour une interruption de grossesse au-delà de 12 semaines de grossesse. »

Des mesures législatives ont été mises en place tardivement. Le 15 avril dernier, le gouvernement a annoncé l’allongement du délai d’avortement par voie médicamenteuse de 5 à 7 semaines de grossesse. Et les rendez-vous médicaux obligatoires pour une IVG médicamenteuse sont désormais réalisables en téléconsultation. Mais la demande d’allongement du délai de 12 à 14 semaines pour pratiquer une IVG ne passe pas. Le 20 mars, des sénatrices et sénateurs avaient demandé que cette disposition figure dans la loi « urgence Covid » et elle avait été rejetée. (voir : L’IVG EN DANGER PENDANT LE CONFINEMENT ?)

Le 25 avril en revanche, le ministre de la Santé Olivier Verant a indiqué que la détresse psychosociale serait retenue comme motif aux demandes d’IVG tardives, retardées en raison du confinement. Il répondait ainsi à un courrier de plusieurs associations qui lui avait été adressé par la Sénatrice Laurence Rossignol, ex-ministre en charge des Droits des femmes. Comprendre : le gouvernement n’ira pas plus loin parce que précisait-il dans sa réponse, c’est « un sujet de société trop important pour être traité dans l’urgence d’une crise épidémique». Un argument qui ramène aux sombres heures du débat parlementaire qui, il y a 45 ans, avait « exposé Simone Veil à une violence obscène » fait observer Isabelle Alonso.

Pourtant, « l’urgence de la crise épidémique » rend le problème urgent. Les témoignages recueillis par le Planning familial témoignent de la peur et des obstacles matériels qui empêchent le recours à l’IVG : difficulté à obtenir un rendez-vous, peur de sortir et d’être contaminée, impossibilité de faire garder ses enfants pour aller au rendez-vous, peur, chez les mineures, que les parents soient informés… Sans compter la propension des anti-IVG à capter sur Internet les demandes des femmes en détresse pour les dissuader d’avorter. (voir Délit d’entrave numérique à l’IVG ) Autre sujet compliqué : l’appréciation de la « détresse psychosociale » qui doit être faite par un collège nombreux et pas forcément bienveillant…

Alors le planning formule plusieurs demandes et notamment la simplification de la prise en charge des IVG, des campagnes d’information, la réouverture des lieux d’accueil pouvant aider les femmes. Et toujours l’allongement du délai de 12 à 14 semaines.

Laurence Rossignol a tenté de faire adopter des simplifications de l’accès à l’IVG lors de la lecture de la loi au Sénat… Sans succès. Alors elle a demandé à ses collègues député.e.s de s’emparer du sujet.

What do you want to do ?

New mail

]]>
Ressources sexualités et violences – Confinement Ariège /2020/03/28/ressources-sexualites-et-violences-confinement-ariege/ Sat, 28 Mar 2020 07:04:15 +0000 /?p=1948 Lire la suite Lire la suite

]]>

SEXUALITÉS

Numéro vert national « Sexualités, Contraception, IVG » par le Planning Familial 0800 08 11 11

Centre de Planification et d’Éducation Familiale (CPEF) Permanence physique d’écoute et médicale porté par le Conseil Départemental de l’Ariège

Prendre rendez-vous, anonyme et gratuit

– FOIX, 06 40 64 20 11

19 rue de l’Espinet, lundi 16 heures-19 heures et mercredi 16 heures-17 heures 45

– PAMIERS, 06 40 64 21 15

20, rue Charles de Gaulle, mercredi et vendredi 13 heures-15 heures 30

– SAINT-GIRONS, 06 40 64 20 11

22, petite rue Villefranche, mercredi de 13 heures 30 à 16 heures

Centre d’orthogénie CHIVA,Centre Hospitalier Intercommunal des Vallées de l’Ariège,Chemin de Barrau, Saint-Jean-de-Verges, IVG médicamenteuse et chirurgicale

05.61.03.31.90 de 9 heures à 17 heures30

Service Gynécologie – Obstétrique CHAC, Centre Hospitalier Ariège Couserans, IVG médicamenteuse et chirurgicale, Rue André et Eugène Regagnon, 09200 SAINT GIRONS 05 61 96 28 50

SIDA INFO-SERVICE, 0 800 840 800, ligne d’écoute confidentielle et gratuite

VIOLENCES

Violence Femmes Info 3919

Gratuit et anonyme, écoute, information et orientation, 7 jours sur 7, de 9h à 22h du lundi au vendredi et de 9h à 18h les samedis, dimanches et jours fériés

Allô Enfance en Danger 119

Numéro national dédié à la prévention et à la protection des enfants en danger ou en risque de l’être, 24h sur 24, 7j sur 7, gratuit et anonyme.

Hébergement d’urgence 115, 24 heures sur 24

Référent hébergement pour les femmes ayant subi des violences

Mise en place en Ariège d’un dispositif d’accompagnement à distance des personnes subissant des violences conjugales et intrafamiliales pendant ce confinement :
Les numéros d’accueil, d’écoute, d’orientation et d’accompagnement des personnes subissant des violences sexistes sont ceux des associations Volonté de femmes en Ariège et du Centre d’information sur les droits des femmes et des familles

  • Lavelanet /Pays d’Olmes/Mirapicien : 06 52 75 36 36
  • Saint Girons / Couserans : 06 52 75 36 36
  • Foix /Pays de Foix -Haute Ariège : 06 72 98 85 11
  • Pamiers / Basse Ariège/Arize/Lèze : 07 83 19 45 46 (lundi mardi jeudi vend. 10h à 16h)
  • Contact possible également par mail sur : contact@vfa09.org
What do you want to do ?

New mail

]]>
enlever son stérilet soi-même a la maison, c’est possible! /2020/02/27/enlever-son-sterilet-soi-meme-a-la-maison-cest-possible/ Thu, 27 Feb 2020 07:34:10 +0000 /?p=1943 Lire la suite Lire la suite

]]>

en ces temps de confinement, voici un article qui dédramatise sur ce que l’on nous a souvent fait croire, que nous ne pouvions pas intervenir nous-même sur notre corps!! j’ai dèja enlevé un stérilet! c’est possible. indolore si on est détendue et il est plus simple de se détendre chez soi, bien entourée que chez le gynéco…

Que risque-t-on à retirer soi-même son stérilet?

Oui, des femmes font le choix de ne pas aller consulter pour ôter leur stérilet. Les réactions déconcertées face à cette pratique, qui n’est pourtant pas déconseillée, soulignent en filigrane le mépris pour le sexe féminin.

Deux doigts suffisent. | www_slon_pics via Pixabay CC0 License by

«Ça m’a pris trente secondes.» C’est avec ces mots que Manon décrit à Cluny Braun, dans «La newsletter de ma chatte», le retrait de son dispositif intra-utérin (DIU), qu’elle a décidé d’entreprendre toute seule. Oui, toute seule. Sans aucun membre du corps soignant à ses côtés.

Du grand n’importe quoi? C’est en tout cas la réaction dominante. Par exemple, Sally, qui a aussi enlevé son DIU elle-même et le raconte dans la même newsletter, dit avoir trouvé en ligne «beaucoup de commentaires interloqués, alarmistes (“tu risques la septicémie, la peste, le choléra”)».

En parcourant les forums, on peut en effet lire nombre de commentaires de ce type, à l’instar de chocolatframboise, sur bebe.ch, en novembre 2014: «C’est beaucoup trop dangereux de l’enlever volontairement. C’est un acte médical qui nécessite une certaine technique.»

Un bon paquet d’idées reçues, que dégomme d’une traite la docteure Cloé Guicheteau, médecin au Planning Familial de Rennes et au centre IVG du CHU de Rennes: «Il n’est pas impossible de se retirer son stérilet seule. Si la patiente pense que c’est le mieux pour elle, qu’elle essaye. Ce n’est pas à déconseiller en tout cas.»

Croire d’emblée qu’il est ultra risqué que les femmes mettent des doigts dans leur vagin, attrapent des fils au niveau du col de l’utérus puis tirent pour dégager leur stérilet, c’est donc non seulement les prendre pour des incapables mais aussi, insidieusement, réserver la maîtrise de leur corps et de leur contraception à d’autres qu’elles.

Préjugés sexistes

«Je ne comprends pas l’argument de dire aux femmes de ne pas enlever leur DIU seule, SI elles le peuvent et SI elles le veulent. On recommande de le faire retirer par un médecin […] parce que c’est dangereux. Or, quand on cherche pourquoi, c’est le vide intersidéral», s’étonnait Mem53xm sur Doctissimo en 2013.

Et pour cause. C’est un geste simple, et pas du tout d’une technicité inabordable qui rendrait dangereuse toute intervention de mains non expertes. Ainsi, dans sa fiche d’information des patientes 2017 au sujet des DIU, le Conseil national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) assure que «le retrait est très facile».

Par ailleurs, rien n’est dit sur la personne qui peut s’en charger –contrairement à la pose, «qui se fait en cabinet médical», est-il mentionné dans cette fiche du CNGOF, le DIU étant «placé par le médecin ou la sage-femme». «Ce n’est pas compliqué, n’importe qui peut le faire s’il le veut», insiste Cloé Guicheteau. D’ailleurs, cela fait longtemps que des premières mains profanes s’y sont mises.

«Ces préjugés sont le résultat de décennies de socialisation au discours et aux gestes médicaux, qui ont véhiculé l’idée que tout ce qui est relié au fonctionnement de l’appareil génital féminin est à médicaliser.»

Lucile Ruault

Comme l’évoque Lucile Ruault, docteure en science politique, qui a mené une thèse intitulée «Le spéculum, la canule et le miroir. Les MLAC et mobilisations de santé des femmes, entre appropriation féministe et propriété médicale de l’avortement (France, 1972-1984)», quelques groupes du Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception –outre pratiquer des avortements et des accouchements entre femmes non médecins–, posaient et retiraient des stérilets, dès la première décennie où l’usage de ce dispositif s’est répandu en France.

Continuer de considérer que ce geste est l’apanage des médecins, c’est au fond dire que «les femmes sont dangereuses pour leur propre corps, irresponsables, pas fiables du tout, remarque la chercheuse en sociologie politique. Ces préjugés sont le résultat de décennies de socialisation au discours et aux gestes médicaux, qui ont véhiculé l’idée que tout ce qui est relié au fonctionnement de l’appareil génital féminin est à médicaliser».

Combien de gynécologues a-t-elle entendu dire «non, je n’apprends surtout pas aux femmes à vérifier en touchant les fils que le stérilet est bien en place, d’abord parce que c’est anxiogène et ensuite parce qu’elles risqueraient de tirer dessus sans faire attention»? Beaucoup. C’est bien pour ça que des gestes extrêmement simples, comme le retrait de DIU, sont socialement vus comme ne pouvant être opérés par les usagères elles-mêmes.

«Il suffit de tirer délicatement sur le fil»

La procédure de retrait est pourtant résumée en une phrase, pas plus, par le CNGOF: «Il suffit de tirer délicatement sur le fil du stérilet qui dépasse du col à l’aide d’une pince.»

Attention, que ceux qui pensent alors que les femmes ne sont dans ce cas pas outillées pour s’abstiennent! «Nous, on met un spéculum, ce qui fait qu’on ne peut pas mettre la main et donc qu’on utilise une pince», détaille Maï Le Dû, sage-femme qui exerce à Paris. Les femmes, si elles n’ont pas de spéculum sous la main, peuvent tout à fait se contenter de leurs doigts pour appréhender les fils en nylon du DIU. La preuve: «J’ai saisi très facilement les fils entre l’index et le majeur, retrace Sally dans «La newsletter de ma chatte». J’ai tiré doucement dessus et j’ai senti le stérilet qui venait.»

Bien sûr, cela reste un peu plus compliqué que de retirer un tampon hygiénique. Les fils ne se trouvent pas à l’extérieur, au niveau de la vulve: il faut aller dans le vagin et remonter jusqu’au col de l’utérus pour les attraper. Et ce geste n’est pas toujours évident.

«Toutes celles qui ont dû chercher à retirer un tampon remonté et dont les fils ne sortent plus le savent», relève la docteure Cloé Guicheteau. Celles qui ont aussi eu un préservatif resté coincé dans le vagin aussi. «Cela nécessite une connaissance de son anatomie et d’être à l’aise avec son corps; or ce rapport au corps n’est pas qu’une question d’apprentissage mais aussi d’histoire personnelle», expose Maï Le Dû.

«La question majeure, c’est l’accessibilité des fils, poursuit la sage-femme. Si les fils sont trop courts ou remontés, par exemple parce que le stérilet a dévié à l’intérieur de la cavité utérine, alors les femmes ne peuvent pas y avoir accès.» Dans ce cas, pas le choix: direction le cabinet d’un médecin, généraliste ou gynécologue, ou d’une sage-femme.

Mais si les fils dépassent bien et sont suffisamment longs, aucun problème: «S’ils font deux à trois centimètres, c’est faisable de réussir à les attraper», indique la médecin généraliste, qui a passé un diplôme inter-universitaire de gynécologie-obstétrique.

À l’aveugle et avec les doigts

Certes, l’ablation du dispositif par voie vaginale peut être rendue plus aisée par une pince. «Les petits fils en nylon, ça glisse, ajoute-t-elle. Il nous faut une pince de bonne qualité, en métal, pour bien saisir le fil et sortir le DIU de la cavité utérine.» Reste que tout dépend des femmes et de leur col utérin:

«Il y a des DIU qui vont sortir plus facilement que d’autres. Selon l’orientation de l’utérus, s’il est antéversé ou rétroversé, et son inclinaison pouvant aller parfois jusqu’à près de quatre-vingt-dix degrés, ça peut être plus difficile et il va falloir tirer plus ou moins fort. Si les femmes ont eu plusieurs enfants, le col est plus ouvert et plus “mou”, tandis que chez les femmes nullipares, il est plus fermé et tonique.»

«Les yeux ne sont pas le premier facteur de perception du corps, les doigts suffisent.»

Maï Le Dû

Aïe. Est-ce pour cela que l’on se figure comme indispensable la présence d’un œil extérieur, pour vérifier l’angle de présentation du col ou sa tonicité? Ceux qui craignent que des femmes fassent n’importe quoi en décidant d’ôter elles-mêmes leur DIU sont-ils avant tout gênés parce qu’elles feraient ça à l’aveugle?

Si c’est le cas, ce n’est pas une bonne raison: «Pendant le travail, on va toucher le col [pour vérifier la dilatation], on n’a pas besoin de le voir. Les yeux ne sont pas le premier facteur de perception du corps, les doigts suffisent», s’exclame Maï Le Dû.

Même pas mal

Qu’on ne vienne pas non plus dire qu’il faudrait protéger les femmes d’elles-mêmes, qu’elles iraient se faire mal en accomplissant ce geste seules plutôt qu’en laissant faire des spécialistes!

«J’ai quasi rien senti», affirme Manon. «Ce fut finalement l’histoire de quelques secondes et d’une sensation plus étrange que douloureuse dans le col de l’utérus», note pour sa part Marion, toujours dans «La newsletter de ma chatte». Idem pour mil-lady, sur un forum Doctissimo, en août 2009: «Je “savais” comment tirer pour ne pas me faire mal, vu que c’est mon propre moi-même!» Susye, quant à elle, toujours sur un forum Doctissimo, conseillait en 2011 «de le faire dans un bain chaud: ça diminue les douleurs dedans et ça fait juste un pincement».

Rien d’étonnant. La docteure insiste: lorsqu’elle retire des DIU, «une bonne partie des femmes ne vont rien sentir du tout ou alors une petite douleur de règle, une douleur peu intense allant de 0-1 à 5 sur 10». Certes, «certaines vont ressentir une douleur plus soutenue». Ce fut semble-t-il le cas de Sally, qui précise dans «La newsletter de ma chatte» qu’«au passage du col ça [lui] a fait comme une décharge, ou un grand pincement dans le ventre. Vraiment pas agréable».

Cela peut donc s’avérer plus pénible que d’ôter un tampon, parce que «le vagin est gainé de muscles tandis que l’utérus est un muscle qui va avoir une réaction de contraction spontanée», développe Maï Le Dû.

Rien à voir cependant avec les malaises vagaux et les douleurs intenses qui peuvent survenir lors de la pose! En gros, lors de la pose, «on insère un corps étranger, qui peut provoquer des spasmes du col et une réaction de l’utérus», pointe Maï Le Dû. «L’utérus peut continuer de se contracter, poursuit Cloé Guicheteau, car un objet se trouve à l’intérieur» et qu’il cherche à l’en expulser, «tandis que pour le retrait, il est rare que les contractions persistent: elles vont disparaître dans les minutes qui suivent, c’est très fugace». Sally en est la preuve: «Je ne sais pas si c’est l’adrénaline ou la fierté, mais la douleur est partie presque instantanément.»

Ni lésions ni infections

S’il n’y a pas de quoi pousser des cris de douleur –alors que le standard de beauté des jambes et aisselles glabres et du pubis sans poils qui dépassent du maillot suppose une épilation loin d’être indolore, mais passons…– , évitons donc de pousser des cris d’orfraie face à ces femmes qui font le choix de se débarrasser de leur stérilet sans supervision médicale.

D’autant que, si elles ne se font pas mal, il n’y a pas non plus de raison qu’elles se fassent, à leur corps défendant, du mal. Sur Bebe.ch, Floop écrivait ainsi en 2014 qu’enlever son stérilet soi-même «peut créer des lésions à l’utérus ou au col de l’utérus, et entraîner des infections».

Il est vrai, admet la docteur Guicheteau, qu’«il peut arriver que les ailettes du stérilet soient incrustées dans le muscle utérin et qu’il faille tirer un peu plus fort». Mais, le risque, c’est d’avoir un peu plus mal –ou de ne pas réussir à retirer le stérilet–, pas de perforer la paroi utérine. «Il n’y a pas beaucoup de risques infectieux, sauf si le stérilet reste coincé un certain temps dans le col», suppose Cloé Guicheteau.

«Quand on enlève [un DIU], il n’y a pas de risque ascendant d’envoyer des germes, d’autant que le vagin est loin d’être stérile.»

Maï Le Dû

Un scénario toutefois peu plausible et que l’on peut facilement éviter: «On tire dessus, il vient tout seul et c’est terminé. Il ne faut pas s’acharner.» Et quand bien même le franchissement du col ferait lâcher les fils, comme ce fut le cas pour Sally, la situation n’a rien de grave: «La douleur –le stérilet devait être coincé au milieu du col– m’a poussée à me ressaisir tout de suite. Je les ai rattrapés et j’ai continué à tirer doucement, mais fermement cette fois, bien décidée à en finir». En trois secondes, c’était plié.

Faut-il le préciser, le risque infectieux est pour le reste inexistant. «Il suffit de bien se laver les mains», ajoute la généraliste. Certes, «pour mettre un DIU, il faut que ce soit stérile afin de ne pas embarquer des germes à l’intérieur. Mais, quand on l’enlève, il n’y a pas de risque ascendant d’envoyer des germes, d’autant que le vagin est loin d’être stérile», appuie Maï Le Dû. Comme le faisait remarquer avec humour et raison Stair’ sur Doctissimo en 2013, «on ne stérilise ni les tampons ni les verges qui nous pénètrent». Pas de quoi faire remonter des bactéries juste en attrapant des fils au niveau du col.

Effet miroir

Alors, si le geste est simple, peu douloureux et sans risque majeur, comment se fait-il qu’à la question «Comment retirer un stérilet?» soit encore répondu, par un gynécologue, que «le retrait d’un stérilet peut être fait là où vous voulez, à la seule condition que ce soit un médecin qui vous le retire»?

Oui, «quels sont les arguments pour dire qu’une femme ne doit pas […] retirer son stérilet»? s’interrogeait Mem53xm sur Doctissimo. On se le demande aussi.

Peut-être que, plus que le geste lui-même, c’est le symbole qu’il renvoie qui coince et qui fait pour certains regarder avec mépris les femmes qui se demandent si elles peuvent retirer leur stérilet seules voire ont l’outrecuidance de choisir de le faire.

«Quand une femme enlève son DIU seule pour changer de contraception ou avoir un enfant, elle reprend du pouvoir face à l’assujettissement social et médical; c’est ça qui terrifie la société et le masculin en particulier», analyse Maï Le Dû, qui est également docteure en sociologie.

Non seulement c’est sortir cet acte du pré-carré des soignants –et on sait à quel point certains médecins tiennent à leur situation de monopole, ne souhaitant pas que certains actes soient réalisés par les sages-femmes–, mais c’est aussi une remise en cause des pratiques de certains d’entre eux. Car quelles sont les raisons qui peuvent faire que des femmes vont éviter de passer par la case «consultation» pour retirer leur DIU? «Énormément de facteurs peuvent mener à ce geste, notamment la façon dont les femmes sont traitées dans un cabinet médical», observe la sociologue Lucile Ruault.

Physiquement d’abord. «Il suffit d’avoir eu une pose douloureuse pour ne pas tellement avoir envie d’y retourner», détaille-t-elle. Or la pose est surtout rendue douloureuse parce que nombre de médecins ne savent pas (bien) la faire, ainsi que l’explicite le docteur Martin Winckler sur son blog: «Si ces gestes étaient enseignés comme il le faut, les médecins feraient moins mal aux femmes, ET ils auraient moins peur de poser des DIU (la peur du médecin compte beaucoup dans la douleur infligée…).»

S’être fait poser un DIU chez le médecin puis décider de le retirer seule, c’est donc renvoyer au praticien son incompétence, par un effet miroir. Plus facile de dire que les femmes ne vont pas savoir faire plutôt que de se remettre en question sur ce qui fait que certaines se détournent du cabinet de gynécologie.

Fini l’infantilisation

Ce traitement brutal ne se retrouve pas que dans les gestes des professionnels de santé, mais aussi dans ses paroles. «La pose de stérilet, en particulier pour des femmes n’ayant pas enfanté, est souvent accompagnée de ce commentaire “Vous êtes sûre? Il ne s’agirait pas de vous le poser puis de le retirer”, relate Lucile Ruault. Ça peut être dit autrement, “même pour vous, c’est plus confortable”, mais, derrière, l’usagère peut entendre “ça le ou ça la saoule de prendre deux rendez-vous en quelques mois”.»

D’ailleurs, aucun rendez-vous ne sera pris au cas où. Rien de tel pour induire une «culpabilité latente» chez les femmes à qui la méthode ne conviendra finalement pas, parce qu’il y a des effets indésirables –par exemple un flux abondant sous DIU au cuivre, connu en théorie mais insupportable en pratique. Alors qu’«on a le droit d’essayer et de vouloir se passer de ces petites piques et commentaires, de ne pas se faire rabrouer», insiste la spécialiste du self-help.

«C’est une prise de pouvoir, même complètement empirique parfois, sur leur corps.»

Lucile Ruault

Ces remarques désobligeantes ne visent pas seulement le choix de contraception mais aussi la grossesse. «Beaucoup de femmes relatent une peur du jugement sur le moment de leur choix de grossesse. Aller voir un soignant, c’est encore une fois quémander et s’exposer à avoir l’avis de quelqu’un d’autre que l’on n’a pas sollicité. C’est très infantilisant que la décision soit dépendante du bon vouloir d’une tierce personne, cela revient à dire “Est-ce que s’il vous plaît vous voulez bien me permettre de faire un bébé?”. Si elle retire son DIU toute seule, elle n’a rien à justifier à personne», constate également Maï Le Dû.

Que les femmes décident de manière spontanée de retirer leur DIU toutes seules (ou au sein d’un collectif de self-help), et qu’elles l’accompagnent ou non d’une revendication politique, «c’est une prise de pouvoir, même complètement empirique parfois, sur leur corps», accentue sa consœur Lucile Ruault. Cela revient à s’inscrire en faux contre les violences gynécologiques et obstétricales.

Certes, il ne s’agirait pas de mettre tous les soignants dans le même panier et encore moins d’enjoindre les femmes à accomplir ce geste seules. Mais il serait peut-être temps de comprendre que, si c’est ce qu’elles veulent, elles peuvent sans risque enlever leur stérilet elles-mêmes et que c’est un choix, parmi d’autres, qui leur revient.

Cela devrait aider par la même occasion à réinstaurer la confiance gynécologique. Aux praticiens bienveillants de changer la configuration et de se faire leurs alliés: comme le rappelle Cloé Guicheteau, «les professionnels de santé à l’écoute et en qui les femmes ont confiance peuvent très bien leur donner des conseils sur comment retirer leur DIU seules si elles le souhaitent».

]]>
Tomber la culotte #2 /2020/01/15/tomber-la-culotte-2/ Wed, 15 Jan 2020 09:38:04 +0000 /?p=1831

 

brochure de prévention pour la santé sexuelle à l’égart de tout.e.s, lesbiennes, bies, curieuses…

brochure-TLC-FINALE-finale-BD-pages

What do you want to do ?

New mail

]]>
Frisse, organisme de formation propose /2019/08/11/frisse-organisme-de-formation-propose/ Sun, 11 Aug 2019 18:25:59 +0000 /?p=1736 Lire la suite Lire la suite

]]>

Frisse, organisme de formation, propose au second semestre 2019 :

Deux sessions de formation :

« Santé sexuelle et transidentité », Lyon, 16, 23 et 30 septembre 2019. Inscriptions via : https://framaforms.org/inscription-formation-sante-sexuelle-et-transidentites-septembre-2019-1547035467
« Approche genrée de la promotion de la santé sexuelle », Lyon 14, 15, 16 octobre 2019. Inscription via : https://framaforms.org/inscription-formation-approche-genree-dans-la-promotion-de-la-sante-sexuelle-14-15-16-octobre-2019
Une journée de partage d’expériences, « Les stéréotypes de la virilité et le Chemxex, quel rapport ? » Lyon, le 25 septembre 2019. Inscriptions via : https://framaforms.org/saison-2-les-stereotypes-de-la-virilite-et-le-chemsex-quel-rapport-1557830996 .
Les inscriptions à titre professionnel font d’objet de conventions et peuvent être prises en charge par les OPCA.
Le montant des inscriptions à titre individuel est modulable en fonction des possibilités de chacun·e·s.
Association Frisse
04 78 30 74 48
06 11 71 54 00
]]>
carte des soignant.e.s /2019/04/17/carte-des-soignant-e-s/ Wed, 17 Apr 2019 15:39:51 +0000 /?p=1663

https://gynandco.wordpress.com/trouver-une-soignante-2/trouver-une-soignante/

]]>